Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne (H. N. VII 2009)

Publié le par Mgr Aillet (VII 2009)

La liturgie:

"Je crois qu'il faut éviter de "chapelliser" la forme extraordinaire du rite romain. C'est-à-dire qu'elle reste dans une sorte de marginalisation, qu'elle réduise la vie ecclésiale de ceux qui ont recours à cette forme. (…)
J'interprète le Motu proprio Summorum pontificum (Benoït XVI, 14 sept. 2007. Ndlr) comme une première étape qui consiste à réaliser le réapprentissage de la forme extraordinaire pour réduire l'écart entre la manière de célébrer selon les deux formes et retrouver les mêmes principes théologiques qui président à l'une et l'autre formes liturgiques (…).
Il s'agit de former à une vie liturgique qui soit donnée au sein même du séminaire. Pas seulement par une étude de la liturgie, mais d'abord par une spiritualité liturgique, un usage pratique des rites liturgiques. La liturgie est d'abord une vie plus qu'un objet d'étude. Or, on assiste trop souvent à une réduction de la liturgie à une espèce de discipline intellectuelle (…, qui la réduit) à l'histoire des rites. Il n'a pas assez été fait de la liturgie le lieu d'une expérience de la foi. Or, la liturgie, c'est la célébration de la foi. C'est une expérience concrète du Mystère de la foi. C'est ce vaste champ qui s'ouvre devant nous."

Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron depuis octobre 2008
(Interview, L'Homme nouveau du 4 juillet 2009, pp. 4 à 8)

Bulletin paroissial de Tossiat, 26 juillet 2009

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