L'adoration des mages (Mt 2, 11) - L'Epiphanie.

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 5 janvier 2020 - 15èmeannée                        Temps liturgique de NOËL        

Fête de l'EPIPHANIEsolennité (blanc ou doré)

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

            L'adoration des mages.

            (Cf Mt 2, 11 - Evangile)

 

            Le premier jour de l'année civile, le 1erjanvier, nous avons fêté la Sainte Vierge Marie, mère de Dieu, et nous avons mis les douze mois à venir sous sa protection. Le 6 janvier, nous fêtons l'Epiphanie (célébrée en France le dimanche le plus proche), la manifestation du Christ dans notre nature mortelle, mystère de notre salut pour que tous les peuples en soient illuminés (Cf la Préface).

Les bergers, en la nuit de Noël, représentaient le peuple juif; les rois d'Orient les païens de bonne volonté qui cherchaient le lumière, qu'ils suivirent aussitôt qu'ils aperçurent l'étoile (Mt 2, 2).

C’est cette même lumièrequi irradie les textes de la Messe de cette fête de l’Épiphanie : 

"Debout Jérusalem ! Resplendis : elle est venue ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Les nations marchent vers ta lumière et les rois vers la clarté de ton aurore(Isaïe 60, 1-3 - Ière lecture).

"Tu nous as recréés par la lumière éternelle de sa divinité " (Préface)

"Dieu vous a appelés dans votre nuit pour que vous entriez dans Sa Lumière … Aujourd’hui, le Christ s’est manifesté au monde, Il est la Lumière qui en dissipe les ténèbres ; marchez avec Lui, pleins de confiance, et que Dieu fasse de vous des lumières pour guider vos frères sur leurs chemins." (...)

"Quand vous parviendrez au terme de la route, vous verrez celui que les mages ont cherché en se guidant sur une étoile : votre Seigneur, le Christ, lumière née de la lumière." (Bénédiction solennelle)

C'est cette foi que nous professons dans le Credo de Nicée-Constantinople: "Il est Dieu né de Dieu, lumière, née de la Lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu, engendré non pas créé…"

 

Saint Pierre Chrysologue (l'évêque de Ravenne "aux paroles d'or", 406-450)en fait un très beau commentaire : Aujourd'hui, les mages considèrent avec une profonde stupeur ce qu'ils voient ici: le ciel sur la terre, la terre dans le ciel; l'homme en Dieu, Dieu dans l'homme; et celui que le monde entier ne peut contenir, enfermé dans le corps d'un tout-petit ! Et dès qu'ils voient, ils proclament qu'ils croient sans discuter, en offrant leurs dons symboliques: parl'encens, ils confessent Dieu; par l'or, le roi; par la myrrhe, sa mort future. C'est ainsi que les païens, qui étaient les derniers, deviennent premiers; car c'est alors que la venue des païens à la croyance est inaugurée par la foi des mages(Cf Office des lectures du lundi après l'Epiphanie)

Et le saint Docteur commente les trois épiphanies, ou manifestations, fêtées en Orient et dont ne subsiste, en Occident, dans la liturgie, que l'antienne à Magnificat des IIèmes vêpres de notre fête de l'Epiphanie: Nous célébrons trois mystères en ce jour: aujourd'hui l'étoilea conduit les magesvers la crèche; aujourd'hui l'eaufut changée en vin aux noces de Cana; aujourd'hui le Christ a été baptisé par Jean dans le Jourdain pour nous sauver, alleluia. Dans cette troisième épiphanie, c'est la colombe qui a manifesté le Saint-Esprit et la voix du Père qui a manifesté que Jésus était son Fils bien-aimé en qui Il se complaisait (Mt 3, 17). Nous fêterons cette manifestation de Dieu dimanche prochain.

 

Ce mystère- de ce que l'on appellera "l'universalité du salut": offerte à tous - c'est que toutes les nations sont associées au même héritage, au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus, par l'annonce de l'Evangile (Saint Paul aux chrétiens d'Ephèse 3, 6 - IIème lecture).

 

   Prions avec l'Eglise: Regarde avec bonté, Seigneur, les dons de ton Eglise qui ne t'offre plus ni l'or, ni l'encens, ni la myrrhe, mais Celui que ces présents révélaient, qui S'immole et Se donne en nourriture: Jésus, le Christ, notre Seigneur... (Prière sur les offrandes)

                                                                                                      Abbé Christian LAFFARGUE.

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