Guérison des dix lépreux (Lc 17, 11-19) - 28ème dimanche du T.A.-C

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 13 octobre* 2019 - 15èmeannée                                        Mois du Rosaire

28èmedimanche du Temps de l'Année liturgique (C)

* 1917 à Fatima: le miracle du soleil.

 

 LES TEXTES DE LA MESSE

 

           Guérison des dix lépreux.

            (Luc 17, 11-19 - Evangile)

 

            Jésus ne guérit pas immédiatement les dix lépreux qui le supplient... Il respecte l'ancienne Alliance, la loi de Moïse, et leur demande de la suivre: Allez vous montrer aux prêtres  (Lv 13).

Ils obéissent et c'est en cours de route qu'ils furent guéris (v. 14). Les lépreux devaient faire constater leur guérison par un prêtre qui faisait sur eux un rite d'expiation et les autorisait à reprendre leurs relations avec la société (Cf Lv 14, 1-32).

Un seul va remercier Jésus ! L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu en haute voix (v. 15). Il n'a pas peur de reconnaître publiquement que Jésus a un pouvoir divin de guérison, au risque de se faire mal voir "par l'opinion", par les grands prêtres, etc.

Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâces. La foi est entrée dans son âme.

Or, c'était un Samaritain précise saint Luc (v. 16). Les samaritains étaient considérés comme hérétiques par les Juifs. On se rappelle de l'entretien qu'eût Jésus avec la samaritaine au puits de Jacob (Jn 4, 1-42)Ne serait-ce point le Christ ? (v. 29)Nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde déclarèrent les Samaritains de la ville convaincus par le simple témoignage de la femme.

 

Pour revenir à l'Evangile d'aujourd'hui... Tous les dix n'ont-ils pas été guéris ? demande Jésus au samaritain. Les neuf autres, où sont-ils ? (Lc 17, 17).

Les neuf autres ont été guéris de la lèpre (et ce n'est pas rien !), ils ont profité de cette guérison miraculeuse, mais ils n'ont pas répondu à l'appel, à la grâce de conversion. Car, en guérissant leurs corps, Jésus entendait guérir leurs âmes, ce qui ne s'obtient que par une démarche libre et personnelle.  Seul le samaritain l'a réalisée, et c'est alors que Jésus lui dit: Relève-toi et va: ta foi t'a sauvé (v. 19). Il n'est pas sûr que les neufs autres aient été sauvés... Ingratitude, dureté de cœur !

            Naaman, le général syrien, lui-aussi lépreux, avait fini par obéir au prophète Elisée, non sans combats, et s'était plongé sept fois dans le Jourdain pour obéir à la parole de l'homme de Dieu (2 Rois 5, 14 - Ière lecture). Il avait voulu acheter sa guérison (Cf v. 5), il voulait maintenant offrir un présent en signe de reconnaissance (v. 15). Mais les dons de Dieu sont gratuits, Il ne demande que la foi et la conversion du cœur et des mœurs.

            Et nous ? Sommes-nous reconnaissants de ce que Dieu a réalisé dans nos vies ? De quels dangers Il nous a protégés ? En avons-nous conscience ? Car on se plaint facilement, on se rappelle de Dieu quand on en a besoin, quand "çà va mal"; mais après ?

Souviens-toi de Jésus-Christ, ressuscité d'entre les morts: voilà mon évangile écrit saint Paul à Timothée(2 Tm 2, 8 - IIème lecture). Ce qui nous sauve, c'est l'amour de Dieu malgré nos infidélités, sa patience, sa miséricorde... Mais pour en bénéficier, il faut marcher à sa suite: Si nous sommes morts avec lui - morts à nos péchés - avec lui nous vivrons. Si nous supportons l'épreuve, avec lui nous règnerons. Maissi nous le rejetons, lui aussi nous rejettera. Et même si nous sommes infidèles, lui reste fidèle (vv. 11-13), fidèleà nous attendre, à nous aimer pour que nous ayons la force de revenir...

 

            Rendez grâces en toutes circonstances: c'est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus.

            (Verset de l'Alleluia)

                                                                                           Abbé Christian LAFFARGUE.

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