Sauver les pécheurs.  (1 Tm 1, 15) - 24ème dimanche du T.A.-C

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 15 septembre* 2019 – 15ème année                                        

24èmedimanche du Temps de l'Année liturgique (C)

Notre-Dame des Douleurs

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

            Sauver les pécheurs.

            (1 Timothée 1, 15)

 

            Le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs écrit saint Paul à son disciple Timothée. Il sait de quoi il parle, car autrefoisil était blasphémateur, persécuteur des chrétiens, violent. Mais le Seigneur lui a fait miséricorde, car il avait agi par ignorance, n'ayant pas encore la foi.

Dieu l'a arrêté sur le chemin de Damas alors qu'animé d'une rage meurtrière contre les disciples du Seigneur il s'apprêtait à les ramener enchaînés à Jérusalem (Actes 9, 1-2). Il aurait pu "détruire" ce monstre, non, il va "le retourner" et utiliser ses capacités pour en faire "l'apôtre des nations". 

La grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante, avec la foi, et avec l'amour (de charité) qui est dans le Christ Jésus (1 Tm 1, 14)

Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant et non pas plutôt à ce qu'il se détourne de sa conduite et qu'il vive ? (Ezéchiel 18, 23)

Ainsi, la conversion de Saul - le futur saint Paul - servira d'exemple à ceux qui, à l'avenir, croiront en lui pour obtenir la vie éternelle (1 Tm 1, 16b).

Il ne faut donc jamais désespérer du salut des pécheurs qui pourront (ou non) répondre à l'appel de Dieu. Et ce sont les souffrances des persécutés, offertes, qui gagneront leur conversion.

  Dans le Christ, Dieu réconciliait le monde avec lui: il a mis dans notre bouche la parole de réconciliation (Verset de l'Alleluia).

            

Dans l'Evangile,Saint Luc livre, seul (du moins pour les deux dernières),au chapitre 15, les trois paraboles de la miséricordela brebis perdue et retrouvée (Vv. 3-7)la drachme perdue et retrouvée (Vv. 8-10)et la célèbre parabole de l’enfant prodigue (Vv. 11-32). Avec la morale : Je vous le dis, il y aura plus de joie au ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de repentir (v. 7 et Mt 18, 13 pour la brebis retrouvée)Il naît de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent (v. 10 pour la pièce d’argent retrouvée).

Le fils prodigue de la parabole passe par les étapes de toute conversion. D'abord, l'épreuve (la famine, alors qu'il avait dépensé tout son bienen menant une vie de désordre, v. 13), la souffrance, qui le fit rentrer en lui-même (v. 17) et voir combien il avait péché et offensé son père; puis la contrition, le désir de demander pardon, de s'humilier, de revenir: Je me lèverai, j'irai vers mon père et je lui dirai: Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils... (Vv. 18-19a)

Le père, qui est notre Dieu, oublie sa justice qui l'aurait châtié et mis à l'épreuve, fut saisi de compassion, courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers (v. 20).

Comme le fils aîné, nous ne comprenons pas toujours la mansuétude de Dieu, alors que nous avons toujours essayé d'être fidèles, avec courage, et depuis un long temps.                           Cela semble injuste !

Mais le père donne la raison profonde: Mon fils que voilà était mort (le péché mortel)et il est revenu à la vie; il était perdu et il est retrouvé (Vv. 24 et 32b). Cela mérite un grand festin, une grande fête à laquelle nous sommes appelés à nous associer, de tout notre cœur.

 

Restons dans l'émerveillement de l'Amour de Dieu qui aime toujours ses enfants, même quand ils s'égarent, pour que "l'amour soit plus fort que la mort". A nous d'y participer pour être des témoins de cette patiente attente miséricordieuse...

 

            Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé (Ps 50, 19). Rends-moi la joie d'être sauvé, aux pécheurs, j'enseignerai tes chemins; vers toi, reviendront les égarés (Vv. 14a-15).

                                                                                                       Abbé Christian LAFFARGUE.

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