"Qu'ils soient un en nous"  (Jn 17, 11) - 7ème dimanche de Pâques

Publié le par Abbé Laffargue

Bulletin dominical du 2 juin 2019 – 14ème année                       Mois du SACRÉ-COEUR                                    

7ème dimanche de Pâques (C)*    

après l'Ascension.

LES TEXTES DE LA MESSE

                  Qu'ils soient un en nous

                  (Jn 17, 11 – Evangile)

 

            Jésus ressuscité est "monté au Ciel et est assis à la droite du Père", nous l'avons fêté jeudi, quarante jours après Pâques et nous nous préparons à la fête de la Pentecôte, dix jours après.

L'Eglise, en ce dimanche et en cette année liturgique, a choisi "la prière sacerdotale" de Jésus au Cénacle (Jn 17), avant de partir pour le jardin des Oliviers pour entrer dans sa Passion sanglante. C'est ce testament de Jésus, son appel vibrant à l'unité, que l'Eglise relaie aujourd'hui.

Comme pour l'amour mutuel (Cf "comme je vous ai aimés" Jn 13, 35 au 5èmedimanche), Jésus dit: Que tous soient un, commetoi, Père, tu es en moi et moi en toi (Jn 17, 21)Qu'ils soient un commenous sommes UN: moi en eux et toi en moi (v. 22). Il ne peut y avoir d'unité que dans la mesure où nous sommes nous-mêmes d'abord unis au Christ et, par le Christ, au Père qu'Il nous a fait connaître, dans l'unité du Saint-Esprit. Dès que nous sommes moins unis au Christ (baisse de la prière, confessions négligées ou trop peu fréquentes, égoïsme, orgueil, etc.) nous sommes moins unis à notre prochain. Le corps et l'âme se disjoignent, ils "convoitent" l'un contre l'autre (Cf Gal 5, 17), les passions, les blocages et les aversions reprennent le dessus.

L'unité, que dis-je, l'intimité avec Dieu est celle de l'amour qui est don de soi, pardon et joie pour que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux, et que moi aussi, je sois en eux (Jn 17, 26).

 

            Foi et amour de Charité vont de pair. C'est parce qu'Etienne croyait que Jésusressuscité était debout à la droite de Dieuet que son amour le faisait contempler rempli de l'Esprit Saint (Actes des apôtres 7, 55-56 – Ière lecture), que ses accusateurs étaient remplis de rage contre lui (v. 54).

Parce qu'ils ne voulaient ni voir ni entendre. Il mourut lapidé comme blasphémateur (Cf Lv 24; 14, 16), il mourut comme le Christ auquel son amour l'avait configuré: Seigneur, ne leur impute pas ce péché ! (v. 60 – Cf le Christ sur la Croix:Père, pardonne-leur... Lc 23, 34), et, librement, il remet son sacrifice de Foi et d'Amour: Seigneur Jésus, recevez mon esprit (v. 59) comme l'avait fait le Christ: Père, en vos mains je remets mon esprit avant d'expirer (Lc 23, 46).

 

            Il faut le vouloir, il faut le désirer. L'Esprit et l'Epouse disent: Viens ! Que celui qui entend dise aussi: Viens ! Et que celui qui a soif, qu'il vienne ! Alors, il recevra l'eau de la vie – la vie de la grâce, la vie éternelle – gratuitement (Apoc 22, 17 – IIème lecture). Soyons comme l'apôtre saint Jean qui donne ce témoignage: oui, je viens sans tarder. Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! (v. 20).

 

            Reprenons la première Préface de l'Ascension pour en faire notre foi et notre désir ardent que viendra couronner le Saint Esprit de ses Dons:

Le Seigneur Jésus, vainqueur du péché et de la mort, est aujourd'hui ce Roi de gloire devant qui s'émerveillent les anges: Il s'élève au plus haut des cieux, pour être Juge du monde et le Seigneur des seigneurs, seul médiateur entre Dieu et les hommes (...)En entrant le premier dans le Royaume, Il donne aux membres de son corps l'espérance de Le rejoindre un jour.

                                                                                        Abbé Christian LAFFARGUE.

            

   Qu'ils soient Un(Ut unum sint), c'est le titre de la Lettre encyclique du Pape saint Jean-Paul II sur "L'engagement oecuménique", du 25 mai 1995.

   * Dans le diocèse de Lyon, on ne célèbre pas ce dimanche, mais Saint Pothin, 1erévêque de Lyon, et Sainte Blandine et leurs compagnons, martyrs, † 177, en rouge.

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