"M'aimes-tu ?" (Jn 21, 15-17) - 3ème dimanche de Pâques

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 5 mai 2019 – 14ème année                                          Mois de Marie                                     

3èmedimanche de Pâques (C) 

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 M'aimes-tu ?                                                                                                                (Jn 21; 15-17)

 

            Ce sont les dernières apparitions de Jésus ressuscité aux apôtres et, celle-ci, au bord du lac de Tibériade où les apôtres avaient repris leur métier de pêcheurs pour assurer leur subsistance avant de partir en mission...

 C'est Simon-Pierre qui avait pris l'initiative de pêcher cette nuit-là. Les autres avaient suivi (v. 3).

Mais ils ne prirent rien. A l'aube, Jésus se tint sur le rivage mais ils ne le reconnurent pas. L'inconnu leur demanda de jeter le filet à droite de la barque en affirmant qu'ils trouveraient (v. 6). Ils le firent, ce qui montre leur humilité, leur disponibilité à répondre à la grâce même si elle se manifestait de façon voilée. Ils ne L'avaient pas reconnu, mais ils étaient si proches de Lui, si intimement liés au Sauveur par tout ce qu'ils avaient vécu de la Passion à la Résurrection !

Et il y'eût le miracle de la pêche miraculeuse identique à celle relatée par saint Luc après l'appel des quatre premiers disciples (Lc 5, 4-6). C'est saint Jean, l'apôtre bien-aimé, qui, le premier, reconnaît Jésus: C'est le Seigneur ! (v. 7) comme il avait été le premier à croire devant le tombeau vide au matin de Pâques (Cf Jn 20, 8).                  Par déférence et respect pour le chef désigné des apôtres, il laisse Pierre rejoindre Jésus à la nage sur le rivage.

Dans sa délicatesse, le Christ avait disposé un feu de braise avec du poisson posé dessus et du pain (v. 9).

L'abondance de cette pêche faite à la demande du Christ représente la mission apostolique, la moisson des âmes: Désormais ce sont des hommes que tu prendrasavait dit Jésus à Simon (Lc 5, 10)

Et les cent cinquante-trois poissons censés représenter toutes les espèces de poissons connues à cette époque symbolisaient toutes les nations qui seraient touchées par la prédication apostolique.

 

            C'est après qu'ils eurent déjeuné (Jn 21, 15) que Jésus conféra la primauté à l'apôtre Pierre. Triple demande qui fait écho et efface le triple reniement de l'apôtre le vendredi-saint (Cf Jn 18).

Après avoir sollicité Pierre sur la Foi à de nombreuses reprises, il le sollicite avec insistance sur l'amour de charité (Pierre, m'aimes-tu ?), amour délicat, amour tendre, amour pur. Et à chaque profession d'amour, Jésus pasteur et sauveur des brebis de son Père, les confie à celui qui sera son successeur: Sois le berger de mes brebis (Jn 21; 15, 16, 17).

 

            De ces mystères ineffables et si concrets, Pierre et les Apôtres ne pouvaient que parler en plaçant les juifs récalcitrants devant leur responsabilité (Actes 5, 30 – Ière lecture), en attestant qu'il était le Prince et le sauveur pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés (v. 31), eux-mêmes témoins de tout cela, avec l'Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent (v. 32).

Même fouettés et interdits ils repartaient tout joyeux d'avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus (v. 41).

            

Il est digne, l'Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse, sagesse et force, honneur, gloire et louange.

(Apocalypse 5, 12 – IIème lecture)

                                                                                                                                                         Abbé Christian LAFFARGUE.

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