L'aiguillon de la mort, c'est le péché (1 Cor 15, 56) - 8ème dim. du T.A.-C

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 3 mars 2019 – 14ème année                             Mois de Saint Joseph

8èmedimanche du Temps de l'Année liturgique (C)

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

            L'aiguillon de la mort, c'est le péché.

            (1 Cor 15, 56 – IIème lecture)

 

            C'est le dernier dimanche avant le Carême (Cf. "Le temps liturgique du Carême" dans ce Bulletin), avec le grand combat de nos âmes, de nos vies, contre le péché: contre la mort.

Mais Dieu donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ (v. 57). Reprenant Isaïe(25, 8) et Osée (13,14), saint Paul rappelle que "se réalisera la parole de l'Ecriture": La mort a été engloutie dans la victoire. Ô Mort, où est ta victoire ? Ô Mort, où est ton aiguillon ?A nous, êtres périssables, de revêtir ce qui est impérissable; à nous, mortels, de revêtir l'immortalité (v. 54); c'est-à-dire la grâce divine ou sanctifiante reçue au baptême, perdue par le péché mortel, recouvrée par le sacrement de Pénitence et de Réconciliation (dans la confession sacramentelle).

Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, soyez inébranlables en travaillant de plus en plus à l'œuvre du Seigneur (et non du diable)la peine que vous vous donnez, alors, n'est pas perdue (v. 58).

 

            Quand on passe quelqu'un au tamis, au filtre qui permet de ne laisser passer que ce qui est bon, il reste les déchets (Si 27, 4 – Ière lecture). Le sage encourage à parler, à "libérer la parole" (c'est à la mode !), non pour dire n'importe quoi, pour exhaler les rancoeurs, les révoltes, les passions, mais pour ouvrir son âme à un confesseur, à un directeur spirituel, en vue de sa guérison.

Saint Ignace de Loyola met en garde contre le démon muet: "La conduite du démon est celle d'un séducteur; il demande le secret et ne redoute rien tant que d'être découvert. (...) Quand l'ennemi de la nature humaine veut tromper une âme juste par ses ruses et ses artifices, il désire, il veut qu'elle l'écoute et qu'elle garde le secret. Mais si cette âme découvre tout à un confesseur éclairé, ou à une autre personne spirituelle qui connaisse les ruses et les tromperies de l'ennemi, il en reçoit un grand déplaisir; car il sait que sa malice demeurera impuissante, du moment où ses tentatives seront découvertes et mises au grand jour." (Règles du discernement des esprits, n° 326)

 

            Il faut aimer et demander la Lumière, la vérité. Un aveugle peut-il guider un autre aveugle ? Ne tomberont-ils pas tous les deux dans la fosse ? (Luc 6, 39 – Evangile)

Avec toujours ce rappel bien connu à la charité, à l'humilité: Pourquoi regardes-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère et ne remarques-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ? Hypocrite ! Enlève d'abord la poutre de ton œil; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l'œil de ton frère. (Vv. 41-42)

Quant à ce qui est devenu un adage: On reconnait un arbre à ses fruits (Cf v. 43), il ne s'agit pas de succès mondain ou médiatique, mais des fruits de sainteté, durables, impérissables.

L'homme bon tire le bien du trésor de son cœur; l'homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais, car la bouche parle de l'abondance du cœur (v. 45).

Et cette bonté, vient du Cœur aimant et miséricordieux du Christ ouvert en permanence pour que nous y entrions puiser la charité qui chassera le mal de nos cœurs pour la diffuser autour de nous!

 

            Vous brillez comme des flambeaux dans le monde, portant haut et ferme la parole de vie.

            (Verset de l'Alleluia. Ph 2, 15-16; trad. Crampon)

 

                                                                              Abbé Christian LAFFARGUE.

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