"Celui-ci est mon Fils bien-aimé..."  (Luc 3, 22) - Baptême du Seigneur (C)

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 13 janvier 2019 – 14èmeannée

Fête du BAPTÊME du SEIGNEUR (Année liturgique C)

Temps de Noël/Epiphanie

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

            Celui-ci est mon Fils bien-aimé...

            (Luc 3, 22 – Evanvile)

 

          C'est l'une des trois épiphanies ou manifestations de Dieu, avec la venue des rois d'Orient, que nous avons fêtée dimanche dernier, et le premier miracle de Jésus à Cana (1).

C'est Jean le Baptiste qui annonce à ceux qu'il a baptisés dans l'eau que Celui qui est plus puissant que lui et dont il n'est pas digne de délier la courroie de ses sandales les baptisera dans l'Esprit Saint et le feu (v. 16). Feu purificateur (Cf Is 41, 16; Jr 15, 7) de l'intelligence (en chassant l'erreur, en l'ouvrant à la Vérité) et de la volonté (par la brûlure de l'amour de Dieu).

Purification décisive qui mène à un choix. Car le feu des passions mauvaises, des amours interdites, est contraire à l'Amour de Dieu manifesté par son enseignement (sa Parole)

C'est de la paille qu'Il brûlera au feu qui ne s'éteint pas, c'est-à-dire l'enfer éternel (v. 17: verset sauté par les réformateurs de la liturgie post-conciliaire). Dieu, le Père, atteste Lui-même l'authenticité de Jésus de Nazareth comme étant le Christ, le messie annoncé et attendu: Il y eut une voix venant du ciel: "C'est toi mon Fils bien-aimé, en toi je me suis complu" (traduit par: en toi je trouve ma joie). L'Esprit Saint Lui-même se manifeste et descend sur Jésus sous une forme corporelle, comme une colombe (v. 22)

Nous avons là l'expression claire et visible de la Sainte Trinité.

Le baptême de la nouvelle Alliance est régénérateur:Par le bain du baptême, notre Sauveur Jésus-Christ nous a fait renaître et nous a renouvelés dans l'Esprit Saint écrit saint Paul à Tite. 

Répandu sur nous en abondance, rendus justes par sa grâce pour que nous devenions en espérance héritiers de la vie éternelle (Tt 2, 13; 3, 5-6 – IIème lecture). Grâce qui nous apprend à renoncer à l'impiété et aux convoitises de ce monde (...) car Il s'est donné pour nous afin de nous racheter de toute iniquité et de nous purifier... (2; 12, 14).

   Celui qui se plonge avec foi dans ce bain de la nouvelle naissance se sépare du démon et s'unit au Christ. Il renonce à l'ennemi et confesse que le Christ est Dieu. Il rejette l'esclavage et revêt la condition de fils adoptif. Il sort du bain, brillant comme le soleil, rayonnant de justice. Mais surtout, il en remonte fils de Dieu et cohéritier du Christ lit-on dans une homélie du IVème siècle pour l'Epiphanie (2)

 

            C'est un cri de joie que pourrait prononcer ici le prophète Isaïe: Elève la voix avec force, toi qui porte la bonne nouvelle... Voici votre Dieu ! Voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance (la puissance de la grâce divine). Sans oublier sa tendresse(car il n'y a pas d'amour vrai sans tendresse qui en est l'expression irréfutable)Comme un berger, il fait paître son troupeau: son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent                (Is 40, 9-11 – Ière lecture) (3)

 

            Oui, j'ai vu et je rends témoignage: c'est Lui le Fils de Dieu.

            (Jn 1, 34 – Prière avant la communion)

 

                                                                                                 Abbé Christian LAFFARGUE.

 

(1) Cf les nombreuses mentions qui en sont faites dans la liturgie, notamment l'hymne des vêpres de l'Epiphanie (2ème, 3èmeet 4ème strophes), celle de l'Office des lectures (3èmestr.), l'antienne du Cantique de Zacharie de la même fête, le sermon de Saint Pierre Chrysologue pour l'Epiphanie dans l'Office des lectures du lundi après la fête, etc.

(2) Office des lectures du mardi après l'Epiphanie. Cf aussi saint Maxime de Turin, le vendredi, et saint Grégoire de Naziance à l'Office de la fête du baptême du Seigneur. Ci-dessous.                                   (3) Nous avons lu ce texte l'an dernier au deuxième dimanche de l'Avent.

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