Jésus, le grand prêtre. (He 4, 14) - 29ème dimanche du T.A.-B

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 21 octobre 2018 – 14èmeannée                                           Mois du Rosaire                                                   

29èmedimanche du Temps de l'Année liturgique(B)

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

 

                Jésus, le grand prêtre.

               (Cf Hébreux 4, 14)

 

            Cette affirmation de l'épître du disciple de saint Paul donnée en deuxième lecture de ce dimanche (et qui sera reprise dans la Liturgie de la Parole de l'office du Vendredi-saint) est fondamentale dans notre foi. Dans l'Ancienne Alliance, les juifs offraient des sacrifices prescrits par la Loi divine reçue par Moïse. Mais les péchés des hommes avaient creusé un abîme entre Dieu et eux. Ces dons et ces sacrifices étaient imparfaits. De plus les juifs appliquaient la lettre, mais avaient tué l'esprit (la lettre tue, mais l'esprit vivifie: 2 Co 3, 6)Le Christ est venu, grand prêtre des biens à venir... Il a répandu non pas le sang de boucs et de génisses, mais son propre sang... Il s'est offert Lui-même à Dieu comme une victime sans défaut; son sang purifiera donc notre conscience des actes qui mènent à la mort... (He 9; 11, 12, 14).

 

   Que fait le prêtre ? Il est médiateur entre Dieu et les hommes, il prie, il intercède, il offre. C'est l'office premier de son ministère. Le Christ est à la fois le prêtre et la victime (sacerdos et victima). Il offre et il S'offre à Dieu son Père pour l'expiation de nos péchés. 

Par le sacrifice de son sang, pur et sans tache (hostie pure, hostie sainte, hostie sans tâche – immaculée: cf le Canon romain de la messe, après la consécration)broyé par la souffrance, le Serviteur (...)a remis sa vie en sacrifice de réparation (d'expiation) (Isaïe 53, 10 – Ière lecture)

Voilà pourquoi, la Messe, le Saint-Sacrifice de la Messe qui perpétue ce sacrifice pour l'expiation de nos péchés jusqu'à la fin du monde est fondamental et premier dans la vie du prêtre – autre Christ, configuré au Christ par le sacrement de l'Ordre – et dans la vie de l'Eglise. 

Toucher au prêtre, toucher à l'autel (l'autel du sacrifice, pas une table de repas !), toucher à la Messe (le sacrifice eucharistique), est mortifère et la grande œuvre de Satan.

Le Fils de l'homme est venu pour servir et donner sa vie en rançon (il rachète) pour la multitude (Marc 10, 45 – Evangile).

Pour être sauvés, pour bénéficier de ce sacrifice offert pour nous, il nous faut y participer.

Comme les apôtres Jacques et Jean, nous voudrions presque instantanément être "bien placés dans le Royaume de Dieu" (cf. v. 37). Mais avant, il nous faut boire à cette coupe, être baptisés du baptême dans lequel le Christ a été plongé (v. 38).

 

Dans un autre passage des évangiles, l'apôtre Pierre demande à Jésus: Voici que nous avons tout laissé pour te suivre, quelle sera donc notre part ? (Mt 19, 27)Vous qui êtes constamment demeurés avec moi dans les épreuves..., vous mangerez et boirez à la table en mon royaume (Luc 22; 28, 30).

Courageusement, avec cette foi et cette espérance, offrons nos vies en union avec la sienne, certes pour mourir à nous-mêmes, mais pour ressusciter avec Lui !

 

            Avançons-nous donc avec assurance vers le Trône de la grâce pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours (He 4, 16).

 

                                                                                                        Abbé Christian LAFFARGUE.

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