"La foi qui n'est pas mise en œuvre est morte"  (Jacques 2, 17) - 24ème dimanche du T.A.-B

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 16 septembre 2018 – 14ème année                                               

24ème dimanche du temps de l'Année liturgique (B)

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

 

            La foi qui n'est pas mise en œuvre est morte

            (Jacques 2, 17 – IIème lecture)

 

 

            Si quelqu'un prétend avoir la foi, sans la mettre en œuvre, à quoi cela sert-il ? Sa foi peut-elle le sauver ? (v. 14). Même les démons ont la foi (et même la Foi catholique, apostolique et romaine; ils connaissent par cœur le Catéchisme de l'Eglise Catholique et ils savent que c'est la Vérité, qu'ils haïssent), mais séparés de la Charité, de l'union à Dieu, de l'amour de Dieu et du prochain, ils sont en enfer. Toi, tu crois qu'il y a un seul Dieu. Fort bien ! Mais les démons aussi, le croient et ils tremblent.

(v.19, malheureusement non retenu dans l'extrait). Cela nous fait penser aux "catholiques non pratiquants": ils connaissent la Vérité, ils la croient, mais ils ne font rien de ce que le Christ a demandé et prescrit. Ils ne Lui parlent pas (la prière), Ils ne L'aiment pas et donc, ne Le suivent pas

Quand je connaîtrais tous les mystères et que je possèderais toute la science; quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité (la foi mise en œuvre), je ne suis rien (Saint Paul aux chrétiens de Corinthe; 1 Co 13, 2). Saint Jacques donne d'abord l'exemple d'un frère ou d'une sœur qui n'a pas de quoi s'habiller, ni de quoi manger tous les jours auxquels on ne donne pas le nécessaire pour vivre, alors, à quoi cela sert-il ? (Jc 2, 15-16). Rappelons-nous la terrible description du Jugement dernier par le Christ qui dira à ceux qui n'ont pas donné à manger à ceux qui avaient faim, à boire à ceux qui avaient soif, recueilli les étrangers, visité les malades, etc.: Retirez-vous de moi, maudits, allez au feu éternel... (Mt 25, 31-45)

            L'Evangile de cette Messe met en avant la foi, et la profession de foi de Pierre. Pour vous, qui suis-je ? (Jean le Baptiste, Elie, Jérémie ou l'un des prophètes ?). Le chef des apôtres répond clairement et fermement à Jésus: C'est toi, le Christ ! (Marc 8, 29). St Matthieu ajoutera: le Fils du Dieu vivant ! (Mt 16, 16). Cependant, après l'annonce de sa Passion, la première, et malgré l'annonce de sa résurrection trois jours après, Pierre, le prenant à part, se mit à lui faire de vifs reproches (Mc 8, 32). Il ne voulait pas de la Croix, pour le Christ certes, mais aussi pour lui. Nous voulons bien Jésus (et "son message"), mais pas le Croix, les souffrances acceptées et offertes, le changement de vie, la "conversion des mœurs", la sainteté, et donc... le Ciel ! Passe derrière-moi, Satan ! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes (v. 33).

Le Christ énonce alors la condition pour la Vie éternelle:

Si quelqu'un veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l'Evangile la sauvera (vv. 34-35).

Que la croix du Seigneur soit ma seule fierté ! Par elle, le monde est crucifié pour moi, et moi pour le monde.

(Verset de l'Alleluia)

 

            Prions avec le prophète Isaïe: Le Seigneur mon Dieu m'a ouvert l'oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé (...). Je n'ai pas caché ma face devant les outrages... Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours, c'est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages... (Is 50, 5-7).

Si nous suivons et nous livrons au monde, nous serons toujours insatisfaits et malheureux, il nous détruira; si nous suivons le Christ, nous souffrances se changeront en joie, en paix, en bonheur !

C'est... la Croix glorieuse que nous fêterons le 14 septembre avec ses beaux textes.

 

                                                                                                            Abbé Christian LAFFARGUE.

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