Dieu en vacances ?

Publié le par Abbé C. Laffargue

Dieu en vacances ?

On est très attristé (et alarmé) de voir des familles catholiques pratiquantes se dispenser d'aller à la Messe le dimanche en vacances, pour des motifs futiles: on n'a pas cherché le lieu et l'heure d'une messe proche, le repas à préparer, la paresse de quitter le lieu de vacances, de s'habiller, de prendre la voiture, etc.

C'est un péché grave (mortel) de manquer la messe dominicale (et les jours de fête d'obligation, comme l'Assomption de la Vierge Marie, le 15 août) par sa faute. Et on doit s'en confesser au plus vite avant de communier à la prochaine ! (sinon, on ferait une communion sacrilège, et, de toutes façons, on ne recevrait pas la grâce du sacrement de l'Eucharistie...)

Rappel :

Pour la grande douleur du Christ, de son Eglise et de ses pasteurs, certains pratiquants (et dont certains communient ! commettant ainsi un grave péché) ne se confessent jamais.

Or, il faut se confesser au moins une fois par an au Temps de Pâques:

   D'après le commandement de l'Eglise, "tout fidèle parvenu à l'âge de raison doit confesser, au moins une fois par an, les péchés graves dont il a conscience. " ("Faire ses Pâques")

 

Celui qui a conscience d'avoir commis un péché mortel ne doit pas recevoir la sainte communion, même s'il éprouve une grande contrition, sans avoir au préalable reçu l'absolution sacramentelle…

(Catéchisme de l'Eglise Catholique, n°1457)

- La Messe dominicale et les fêtes de précepte sont obligatoires sous peine de péché mortel (sauf empêchement incontournable): Catéchisme, n°2180 et 2181. Cf aussi Dies Domini : Le jour du Seigneur, du Pape saint Jean-Paul II (1998), n°47 et n°79.

- D'autre part, ce n'est pas parce qu'on n'a pas conscience d'avoir commis un ou des péchés mortels qu'on est pour autant innocent ! L'ignorance peut être coupable (Cf du Pape Jean-Paul II: Veritatis splendor, l'enseignement moral de l'Eglise, 1993, nn. 62-64). Car éclairer sa conscience est un devoir. Quand le péché est là et qu'on ne l'a pas extrait, comme un cancer, il ronge et détruit la vie de l'âme.

                                                                                                      Abbé Christian Laffargue.

Les pasteurs du troupeau, les prêtres, surtout les responsables de communauté dont les curés ("curé", de cura: soin en latin. C'est-à-dire qui a soin des âmes qui lui ont été confiées et dont il devra répondre devant Dieu au jour du jugement) ont le grave devoir de faire ces rappels aux fidèles, dans les sermons du dimanche, les feuilles paroissiales (on retient d'avantage ce qu'on lit que ce qu'on entend, parfois mal), les confessions. Ab. L.

 Bulletin dominical du 22 juillet 2018

Publié dans Morale

Commenter cet article