Dimanche 24 juin: Fête de la Nativité de Saint Jean-Baptiste.

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 24 juin 2018 (B) – 13ème année                                              Mois du Sacré-Coeur

Fête de la NATIVITÉ de Saint JEAN-BAPTISTE, solennité

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

 

                  Voici l'Agneau de Dieu !

                  (Jean 1, 29)

 

                  L'admirable prologue de l'évangile de saint Jean, repris par l'introït de la Messe de la Nativité de saint Jean-Baptiste (que nous avons le bonheur de célébrer un dimanche cette année), résume bien la source et la nature de la mission du Précurseur: Parut un homme, envoyé de Dieu. Son nom était Jean. Il vint pour témoigner, pour rendre témoignage à la lumière (1, 6-7). Saint Augustin en fait un beau commentaire dans l'homélie que vous lirez plus loin et dont voici un extrait :

"La parole rendue à Zacharie à la naissance de Jean correspond au voile déchiré à la mort de Jésus sur la croix (cf. Mt 27, 51//Mc 15, 38; Lc 23, 45). Si Jean s'était annoncé lui-même, la bouche de Zacharie ne se serait pas rouverte. La parole lui est rendue à cause de la naissance de celui qui est la voix; car on demandait à Jean qui annonçait déjà le Seigneur: Toi, qui es-tu ? Et il répondit: Je suis la voix qui crie dans le désert (Jn 1; 19, 23 - Is 40, 3).

La voix, c'est Jean, tandis que le Seigneur est la Parole: Au commencement était le Verbe (Jn 1, 1).

Jean, c'est la voix pour un temps; le Christ, c'est le Verbe au commencement, c'est le Verbe éternel."

 

Il fut, de tous les prophètes, celui qui désigna le Messie, l'Agneau de Dieu; dans les eaux qui devaient en être sanctifiées (comme le cierge pascal plongé dans l'eau baptismale lors de l'office de la Veillée de Pâques) il baptisa l'auteur du baptême dit la Préface de la Messe. Voici l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde proclamera Jean sur les bords du Jourdain en voyant son cousin Jésus arrivant de Nazareth (Jn 1, 29).

 

            Ce qui frappe, dans l'attitude de Jean le Baptiste, c'est son humilité. Malgré le nombre de ses disciples, "il ne travaille pas pour lui" mais pour celui qu'il annonce et dont il prépare la venue: Voici qu'après moi vient celui dont je ne suis pas digne de délier les sandales (Actes des apôtres 13, 25 – IIème lecture). Il est un serviteur. La pénitence qu'il signifiait par son vêtement de poils de chameau et un pagne de cuir autour des reins (Mt 3, 4) n'était pas une fin mais un moyen de (se) préparer au baptême de la grâce, même si le sacrifice du Christ allait lui donner son efficacité. C'est lui, Jésus Christ, qui est venu par l'eau et par le sang, non avec l'eau seulement, mais avec l'eau et avec le sang (1 Jean 5, 6). L'eau et le sang qui coulèrent de son côté percé par la lance du soldat après sa mort (Jn 19, 34) d'où naquirent les sacrements de l'Eglise (Préface de la Messe du Sacré-Cœur de Jésus).

 

Jean-Baptiste lui-même fut baptisé par ce sang en rendant au Christ le plus beau témoignage, le témoignage du martyr (Préface de la Messe. Cf  Mt 14, 10 et Mc 6, 27).

Là est la vraie lumière dont il a été le témoin pour qu'elle illumine le monde…

                                                                                                                                                                    Abbé Christian LAFFARGUE.

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