L'amour de Dieu a été répandu en nos coeurs : Introït de la Messe de PENTECÔTE

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 20 mai 2018 (B) – 13ème année                                                       Mois de Marie

Fête de la PENTECÔTE, solennité, rouge.

 

LES TEXTES DE LA MESSE

           

            L'amour de Dieu a été répandu en nos cœurs...

            (Introït de la Messe – Rm 5, 5)

 

            ... par son Esprit qui nous a été donné, alleluia (qui habite en nous, Rm 8, 11).

            Jésus, après sa résurrection, quarante jours après, alors qu'Il se tenait avec eux, Il leur avait donné l'ordre de ne pas quitter Jérusalem, mais de se préparer à ce que s'accomplisse la promesse du Père (...) C'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés (St Luc dans les Actes des apôtres 1, 4-5). Dans son Evangile, il précise que Jésus leur avait ouvert l'esprit à l'intelligence des Ecritures (on peut savoir sans rien comprendre, seul), Il leur avait rappelé qu'il était bien écrit qu'il souffrirait et ressusciterait le troisième jour, que serait proclamé le repentir en vue de la rémission des péchés à toutes les nations, qu'Il enverrait sur eux ce que le Père avait promis (l'Esprit Saint: Jn 14; 16-17, 26; 16, 7-15), et qu'ils devaient demeurer dans la ville jusqu'à ce qu'ils soient revêtus de la force d'en-haut (Lc 24, 44-49; juste avant son Ascension).

Les douze apôtres allèrent dans la chambre haute (le cénacle), avec Marie la mère de Jésus, les saintes femmes et tous d'un même cœur, étaient assidus à la prière (Actes 1, 12-14). Ils firent retraite...

Quand arriva le jour de la Pentecôte  (cinquante jours après la Pâque juive était célébrée la Loi donnée par Dieu à Moïse au Sinaï), toujours réunis, un bruit venant du ciel, comme un vent violent, emplit toute la maison. Alors apparurent des langues qu'on aurait dites de feu, qui se partageaient et il s'en posa une sur chacun d'eux. Tous furent remplis du Saint Esprit et parlèrent en langues...   (Actes 2, 1-4/1ère lect)

Saint Cyrille de Jérusalem († 387), dans sa catéchèse sur le Saint Esprit, a ces belles paroles : Si le bruit d'un violent coup de vent a précédé l'effusion de l'Esprit, son entrée en nous se fait avec douceur. Il ajoute: On l'accueille avec joie, son joug est facile à  porter. Son arrivée est annoncée par des rayons de lumière et de science.

Il vient avec la tendresse d'un défenseur véritable, car il vient pour sauver, guérir, enseigner, conseiller, fortifier, réconforter, éclairer l'esprit: chez celui qui le reçoit, tout d'abord; et ensuite, par celui-ci, chez les autres. Un homme qui se trouvait d'abord dans l'obscurité, en voyant soudain le soleil, a le regard éclairé et voit clairement ce qu'il ne voyait pas auparavant : ainsi celui qui a l'avantage de recevoir le Saint-Esprit a l'âme illuminée, et il voit de façon surnaturelle ce qu'il ne connaissait pas (Office des lectures du lundi de la 7ème semaine de Pâques).

 

La belle Séquence de la Messe (Veni, sancte Spiritus que ceux qui célèbrent dans la forme extraordinaire du rite romain liront ou chanteront tous les jours pendant l'octave fort malheureusement supprimée dans la réforme liturgique*) parle d'hôte très doux de notre âme, d'adoucissante fraîcheur, qui lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guérit ce qui est blessé, qui assouplit ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rend droit ce qui est faussé…

 

            Nous avons reçu le Saint Esprit au baptême et à la confirmation (deux des trois sacrements à caractère, ineffaçables), avec les dons du Saint-Esprit (cf p. 2 ), mais qu'en avons-nous fait ?

Saint Paul exhorte les galates à marcher sous la conduite de l'Esprit Saint et de ne pas satisfaire les convoitises de la chair car elles s'opposent les unes aux autres. Il y a là un affrontement qui vous empêche de faire ce que vous voudriez (Gal 5, 16-17 – IIème lecture). Saint Paul énumère les uns et les autres. Les péchés de la chair: débauche, impureté, beuveries…, et les péchés de l'esprit: haines, querelles, jalousie, envie, divisions… (vv. 19-21). A l'opposé, il énumère les fruits de l'Esprit: la charité, la joie, la paix, la patience, la bonté, la fidélité, la douceur, la tempérance (vv. 22-23). Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux les passions de la chair et ses convoitises. Puisque l'Esprit nous fait vivre, marchons sous la conduite de l'Esprit (vv. 24-25).

 

C'est cela que nous sommes chargés de vivre et de diffuser à tous les peuples et à toutes les nations, à l'immensité du monde (Cf Collecte) afin que le feu d'en haut venu sur les disciples consume tout mal au fond de nos cœurs et nous fasse porter au monde sa lumière            (Bénédiction solennelle, § 2).

                                                                                                         Abbé Christian LAFFARGUE.

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