Garde à ton peuple sa joie, Seigneur... (Collecte) - 3ème dimanche de Pâques

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 15 avril 2018 (B) – 13ème année

3ème dimanche de Pâques.   Temps pascal (blanc)

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

 

            Garde à ton peuple sa joie, Seigneur...

            (Collecte)

 

            ...Tu nous as rendu la dignité de fils de Dieu, affermis-nous dans l'espérance de la résurrection. Oui, il est bien difficile de garder la joie de Pâques (et la paix), alors qu'il nous semble être repris par nos mauvaises habitudes, et que les fruits du carême, de la Semaine sainte, de Pâques et de son octave, semblent tellement s'estomper ! C'est comme après les retraites spirituelles...

C'est un peu vrai, mais c'est aussi faux. Car ce que nous avons mérité et reçu est acquis.

C'est au fond de nous, comme la foi. Nous ne devons pas nous laisser abuser par le Malin qui est un menteur. Bien-sûr, à nous de rester fidèles... De garder nos résolutions, de nous garder du monde et du bruit, d'être fidèles à la prière, à l'oraison silencieuse, à la confession fréquente...

Mes petits-enfants – écrit saint Jean dans la deuxième lecture – je vous écris cela pour que vous évitiez le péché... Car celui qui ne garde pas Ses commandements est un menteur: la vérité n'est pas en lui. Mais en celui qui garde ses enseignements, l'amour de Dieu atteint vraiment la perfection: (avec la suite, coupée !) voilà comment nous savons que nous sommes en Lui (1 Jn 2; 1, 4-5).

 

   Il serait vraiment dommageable de livrer la présence de Dieu en nous au démon, de la renier, de tuer en nous le prince de la Vie... (Actes des apôtres 3; 13, 14, 15 – Ière lecture) Convertissez-vous donc et tournez-vous vers Dieu pour que vos péchés soient effacés (v. 19).

Le verset de l'Alleluia fait référence à l'exclamation des disciples d'Emmaüs après qu'ils eurent reconnu le Christ dans le voyageur qui avait cheminé avec eux depuis Jérusalem à la fraction du pain: Notre cœur n'était-il pas brûlant au-dedans de nous, lorsqu'il nous parlait en chemin et qu'Il nous ouvrait à l'intelligence des Ecritures ? (Luc 24, 30-32)

Nous aussi, nous avons cheminé avec Lui, même sans bien Le connaître, ces dernières semaines;

mais grâce à son Eglise, à la liturgie des jours saints, aux sacrements reçus, Il nous a parlé. Nous L'avons reconnu dans sa Passion. Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? (v. 26). Ainsi était-il écrit que le Christ souffrirait et qu'Il ressusciterait des morts le troisième jour... (v. 46) Voyez mes mains et mes pieds... Touchez-moi... (v. 39).

A nous de continuer à voir les plaies de ses mains, de ses pieds, de son côté – qui sont les nôtres – afin qu'Il continue de les transformer en paix et en joie. Eloignons de nous la frayeur, la crainte, mille raisonnements troublés (cf vv. 37-38), trop humains, pour rester dans la foi et la confiance dans ce crucifié, notre Dieu, qui a vaincu la mort. A nous d'en être les témoins (v. 48).

 

            Regarde avec bonté, Seigneur, le peuple que tu as rénové par tes sacrements; accorde-nous de parvenir à la résurrection bienheureuse, toi qui nous as destinés à connaître ta gloire. Par Jésus...

            (Prière après la communion)

                                                                                                         Abbé Christian LAFFARGUE.

Publié dans Bulletin dominical

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