4ème dimanche de Carême (B) - 11 mars 2018

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 11 mars 2018 (13ème année)                                            Mois de Saint Joseph

4ème dimanche de Carême (B).  Dimanche Laetare.

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

 

            La richesse surabondante de sa grâce.

            (Ephésiens 2, 7 – IIème lecture)

 

 

   Voici le dimanche Laetare (premier mot de l'Introït de la messe: Réjouissez-vous...), où le prêtre peut revêtir des ornements roses (1) et où on peut "toucher l'orgue" (2) (comme au dimanche Gaudete, le troisième de l'Avent). L'Eglise, comme une bonne mère, veut nous encourager à poursuivre nos efforts de carême. Au bout des nuits et des tunnels de la vie, nous voyons poindre la lumière...

La lumière et la joie, remplissent les textes de la messe de ce quatrième dimanche.

Dieu qui éclaires tout homme venant dans ce monde, illumine nos cœurs par la clarté de ta grâce... (Prière après la communion). La lumière, celle du Christ (Je suis la lumière du monde: Jean 9, 5), est en conflit avec les ténèbres, celles de Satan, contre lequel nous avons vu Jésus se battre pendant les quarante jours au désert (Mt 4, 1-10) le premier dimanche de carême. La lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière. Pourquoi ? Parce que leurs œuvres étaient mauvaises. Celui qui fait le mal déteste la lumière: il ne vient pas à la lumière de peur que ses œuvres ne soient dénoncées.  (Jn 3, 19-20 – Evangile. Cf aussi le prologue de Saint Jean: 1; 4, 9-11)

 

   Cette Lumière ne touche pas seulement l'intelligence, elle n'est pas seulement connaissance (Cf la Foi), elle est Vie. Je suis la Voie, la Vérité, la Vie proclamera Jésus (Jn 14, 6). Il faut que le Fils de l'homme soit élevé (et il le sera sur la Croix) afin qu'en Lui tout homme qui croit ait la vie éternelle. Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas (ne périsse point traduit Crampon), mais obtienne la vie éternelle (Jn 3, 14-16).

La Foi, qui est connaissance (la volonté acte la Foi et la rend méritoire), est nécessaire mais pas suffisante sans la Charité (l'amour de Dieu et du prochain incluant toujours le pardon) qui est un don de la grâce de Dieu: (le Christ) a voulu montrer la richesse surabondante de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus. C'est bien par la grâce que vous êtes sauvés et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Cela ne vient pas des actes (des œuvres) afin que nul n'en tire orgueil (Ephésiens 2, 7-9 – IIème lecture). (3)

Ce qui fait mourir c'est le péché. Il rend inopérante la foi (qui s'étiole d'ailleurs peu à peu et devient une vague croyance) et détruit la grâce (la vie divine par l'union à Dieu).

Nous devons vivre "en ressuscités", c'est-à-dire, ayant triomphé du péché par la grâce de Dieu: Nous étions morts par suite de nos fautes, Il nous a donné la vie (rendus à la vie) avec le Christ. Avec lui il nous a ressuscités et il nous fait siéger dans les cieux dans le Christ Jésus (Eph 2, 5-6).

 

            Craignons, cependant, de ne pas multiplier les infidélités en imitant les abominations des nations païennes (que sont devenues nos sociétés) qui ont profané la Maison que le Seigneur avait consacrée (tant d'églises de nos jours !). De ne pas tourner en dérision les envoyés de Dieu, méprisant leurs paroles et se moquant d'eux afin de ne pas encourir la fureur grandissante du Seigneur contre son peuple.                          

(2 Chroniques 36; 14, 16 – Ière lecture) (Cf, entre autres, les paraboles des deux fils, des vignerons homicides, du festin des noces en Mt 21-22; des dix vierges, des talents et le jugement dernier en Mt 25).

 

            Seigneur, nous te présentons avec joie le sacrifice qui sauve notre vie, et nous te prions humblement: accorde-nous de le célébrer avec respect et de savoir l'offrir pour le salut du monde, par Jésus, le Christ...           

                  (Offertoire)

 

                                                                                                      Abbé Christian LAFFARGUE.

 

(1) Ornements roses: (Présentation Générale du Missel Romain, 2000, n°346,f)

(2) L'orgue: (P.G.M.R., n°313, c)

(3) La Foi sans les œuvres (les actes) est morte: "Mes frères, si quelqu'un prétend avoir la foi, alors qu'il n'agit pas, à quoi cela sert-il ? Cet homme-là peut-il être sauvé par sa foi ? Celui qui n'agit pas, sa foi est bel et bien morte." (Jacques 2; 14, 17 – Cf vêpres du mardi de la troisième semaine du carême)

+ C'est nous qui avons souligné et mis en gras, y compris plus haut.

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