"Voici l'Agneau de Dieu" (Jn 1, 36) - 2ème dim. du T.A.-B

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 14 janvier 2018, 13ème année.                                            

2ème dimanche du Temps liturgique (B)

(2ème après l'Epiphanie dans la forme extraordinaire)

 

LES TEXTES DE LA MESSE

                       

            Voici l'Agneau de Dieu.

            (Jean 1, 36 - Evangile)

 

            Ayant posé son regard sur Jésus qui passait, Jean-Baptiste le désigne à nouveau comme l'Agneau de Dieu, cette fois devant ses disciples qu'il baptisait dans l'eau. La rencontre s'était faite peu avant, dans une rencontre personnelle: Voyant Jésus venir vers lui, Jean déclara: Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde (v. 29). La nature divine de son cousin Jésus, fils de Marie, lui fut révélée lorsqu'il le baptisa et qu'il vit l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui et qu'il comprit que lui baptiserait dans l'Esprit-Saint. Jean-Baptiste parle et professe sa foi en tant que témoin: Et moi, j'ai vu et je rends témoignage: c'est lui le Fils de Dieu (vv. 32-34). Le prophète Isaïe avant annoncé le serviteur souffrant qui porterait les fautes des brebis errantes qui allaient dans tous les sens, qui serait maltraité, humilié, comme un agneau conduit à l'abattoir (Is 53, 6-7). Un agneau immolé qui recevra l'hommage d'une multitude d'anges (Apoc. 5, 11-12) et qui trônera avec Dieu (le Père) (7, 10).

 

   Dès qu'André et Jean eurent entendu que Jean le Baptiste désignait Jésus comme l'Agneau annoncé, ils le suivirent aussitôt (Jn 1, 37). C'est dire combien ils l'attendaient, combien ils le désiraient, combien ils étaient prêts à croire et à le suivre ! Que cherchez-vous ? Ils ne connaissaient pas encore le mystère de l'Incarnation et ne pouvaient pas le nommer. Mais ils voulaient le suivre pour Le découvrir : Rabbi (Maître), où demeures-tu ?- Venez et vous verrez (vv. 38-39).

   Jésus vient aussi vers nous... Il nous attend dans une rencontre personnelle. Nous avons reçu suffisamment de témoignages et de signes des appels de l'Agneau qui est venu pour nous sauver

Il faut le désirer, il faut nous préparer... C'était tout le sens de l'Avent qui nous préparait à la rencontre de Noël avec l'enfant, l'Agneau de Dieu qui commençait à souffrir et à s'offrir... La myrrhe lui avait été offerte par les rois d'Orient venus le reconnaître comme leur Dieu et comme leur Roi...

  Le jeune Samuel entendit bien l'appel du Seigneur près de l'arche d'Alliance, par trois fois. Il s'était levé aussitôt pour se présenter au prêtre Eli (Me voici ! 1 S 3; 4, 6 et 8 – Ière lecture). Mais ce n'est que lorsqu'il devint complètement disponible dans son esprit et dans son cœur à la volonté de Dieu (Parle, Seigneur, ton serviteur écoute) que le Seigneur vint et se tenait là (v. 10).

  Pour nous c'est pareil. Nous nous agitons dans tous les sens (Cf le texte du Père Faber page 2), faisant des quantités d'efforts, de prières, nous encombrant l'esprit de mille choses plus ou moins bonnes et utiles.

Mais nous n'entendons rien, nous ne comprenons rien, nous ne progressons pas, parce que nous ne préparons pas la demeure de notre âme à la rencontre qui ne peut avoir lieu que dans la nuit (cf Samuel), loin du monde et dans le silence.

Et cela n'est encore rien, il nous faut être prêt à suivre Celui qui se révèle à nous par une parole qui devient présence (et le Verbe s'est fait chair), à suivre l'Agneau de Dieu, être de ceux qui suivent l'Agneau partout où il va (Apoc 14, 4).

 

   La pureté est indispensable. Le corps n'est pas pour la débauche, il est pour le Seigneur, et le Seigneur pour le corps (pour lui rendre sa noblesse et ce pour quoi il a été créé). Vos corps sont les membres du Christ (par le baptême). L'homme qui se livre à la débauche commet un péché contre son propre corps. Ne le savez-vous pas ? Votre corps est un sanctuaire (le temple) de l'Esprit-Saint qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu écrit saint Paul aux chrétiens de Corinthe (1 Co 6; 13, 15, 18, 19 – IIème lecture), ajoutant avec émotion: vous ne vous appartenez plus car vous avez été rachetés à grand prix (la mort du Christ sur la croix) (v. 20). L'apôtre désigne dans cet extrait la fornication et la chasteté.

Quand le lecteur ou la lectrice termineront la lecture par "Parole du Seigneur" et que les fidèles répondront "Amen" pour donner leur assentiment, il faudra bien que ce soit clair.

Le prêtre ayant pour mission et pour devoir d'expliquer clairement ce que Dieu a à dire aujourd'hui à chacun de nous... Là est la Vérité, dans la Lumière de l'Agneau et le salut éternel; ailleurs, l'erreur et la perdition.

Evidemment, on peut toujours biaiser et "faire l'impasse" sur l'enseignement de Dieu en détournant notre attention sur "les migrants et les réfugiés" dont c'est, paraît-il, "la journée mondiale". Certes... Et tant qu'on nous culpabilise tous les jours sur eux, on se dispense de recevoir en notre âme le premier migrant chassé de partout, chassé des églises et des maisons: Jésus, notre sauveur et notre Dieu, l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde...

                                                                                                             Abbé Christian LAFFARGUE.

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