Fête de l'EPIPHANIE du Seigneur

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 7 janvier 2018, 13ème année.                                            

Fête de l'EPIPHANIE, solennité.

Temps liturgique de Noël.

 

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

 

            Nous avons vu se lever son étoile

 

            … et nous sommes venus adorer le Seigneur (Mt 2, 2 - Evangile).

Cette Messe de la fête de l'Epiphanie (qui est le 6 janvier, fêtée en France le dimanche suivant), de la manifestation du Sauveur pour tous les peuples, est irradiée par la Lumière. Debout, Jérusalem ! Resplendis: elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s'est levée sur toi. Alors que l'obscurité recouvre la terre et les ténèbres couvrent les peuples – comme aujourd'hui - la lumière du Seigneur se lève et sa gloire illumine la terre. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois vers la clarté de ton aurore (Isaïe 60, 1-3 – Ière lecture).

Aujourd'hui, tu as dévoilé dans le Christ le mystère de notre salut pour que tous les peuples en soient illuminés… Tu nous as recréés par la lumière éternelle de sa divinité (Préface de l'Epiphanie).

Dieu vous a appelés dans votre nuit pour que vous entriez dans Sa lumière…

Aujourd'hui, le Christ s'est manifesté au monde, Il est la lumière qui en dissipe les ténèbres; marchez avec Lui, pleins de confiance, et que Dieu fasse de vous des lumières pour guider vos frères sur leurs chemins.

(Bénédiction solennelle)

Dieu le Père manifeste (Epiphanie), par l’étoile, aux nations païennes représentés par les mages, que l’enfant de la crèche de Bethléem de Judée, est son Fils unique qui offrira le salut à toutes les nations (et non uniquement au « peuple élu », le peuple juif. Cf. la Collecte de la Messe)

 

            Si l’Eglise latine ne retient des « manifestations de Dieu » que « les rois mages » la liturgie, cependant, rappelle les trois épiphanies, les trois manifestations de Dieu:

   Aujourd’hui, l’Eglise est unie à son Epoux : le Christ, au Jourdain, la purifie de ses fautes ; les mages apportent leurs présents aux noces royales ; l’eau est changée en vin, pour la joie des convives, alleluia.

(A Laudes, antienne du Cantique de Zacharie)

   Nous célébrons trois mystères en ce jour : aujourd’hui l’étoile a conduit les mages vers la crèche ; aujourd’hui l’eau fut changée en vin aux noces de Cana ; aujourd’hui le Christ a été baptisé par Jean dans le Jourdain pour nous sauver, alleluia. 

 (IIèmes vêpres, antienne à Magnificat)

 

Oui, "aujourd'hui". Cette lumière, ce salut offert par le Sauveur né à Bethléem il y a plus de deux mille ans, sont pour nous tous. Les rois d'Orient ne connaissaient rien de l'Ancienne Alliance, des prophètes qui annonçaient Sa venue, mais ils Le cherchaient en regardant et en scrutant le ciel. Et quand ils ont vu se lever son étoile, ils sont venus se prosterner devant Lui (Matthieu 2, 2 – Evangile). C'est l'étoile miraculeuse qui les a menés vers le lieu où se trouvait l'enfant et ils en éprouvèrent une très grande joie (vv. 9-10).

Ils virent l'enfant avec Marie sa mère; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui (v. 11). Ils virent la sainte Famille que nous avons fêtée dimanche dernier.

Ouvrant leurs coffrets, ils lui offrirent leurs présents: de l'or, de l'encens et de la myrrhe (v. 11). L’or était pour le roi, la myrrhe pour l’homme qui va s’offrir en sacrifice, l’encens pour celui qu'ils reconnaissaient comme Dieu. Cette myrrhe qui, associée au vin, permettait aux crucifiés d'adoucir leurs souffrances (cf. Mc 15, 23) (1)

Tandis que les bergers (cf. Lc 2, 8-20) représentaient les juifs qui ont accueilli le Messie annoncé, les rois d'Orient représentaient les païens de bonne volonté objets de la bienveillance divine (cf. le Gloria des anges au v. 14).

Ce mystère du Christ c'est que les païens sont associés au même héritage – que les Juifs du peuple élu – au même corps, au partage de la même promesse, dans le Christ Jésus (Ephésiens 3, 6 – IIème lecture).

 

Renouvelons cette même foi des bergers et des mages et quand vous parviendrez au terme de la route, vous verrez Celui que les mages ont cherché en se guidant par une étoile: votre Seigneur, le Christ, lumière née de la lumière (2). (Bénédiction solennelle)

Cette étoile nous invite toujours à suivre cet exemple d'obéissance et à nous soumettre, autant que nous le pouvons, à cette grâce qui attire tous les hommes vers le Christ.

(Saint Léon le Grand, Pape, +461, sermon pour l'Epiphanie in Office des lectures de le fête)

 

                                                                                                     Abbé Christian LAFFARGUE.

 

(1) L'or, l'encens et la myrrhe. Cf aussi le sermon pour l'Epiphanie de saint Pierre Chrysologue (406-450) in Office des lectures du lundi après l'Epiphanie.

(2) "Il est Dieu né de Dieu, lumière, née de la lumière, vrai Dieu, né du vrai Dieu, engendré, non pas créé…"      (le Credo)

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