Dimanche 31 décembre : Fête de la SAINTE-FAMILLE

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 31 décembre 2017, 13ème année.                                            

Fête de la SAINTE-FAMILLE (B)

(Saint Sylvestre, Pape, 270-31 déc. 335)

 

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

 

              Les bergers trouvèrent Marie et Joseph avec le nouveau-né

            (Luc 2, 16  - Introït)

 

                  … couché dans une crèche (ou mangeoire). C'est par cette scène de la Nativité où l'on voit les bergers alertés par un ange du Seigneur que dans la ville de David leur était né un Sauveur qui est le Christ Seigneur (Lc 2; 9, 11) que commence la messe de la fête de la famille modèle, Joseph, Marie et Jésus: des parents et un enfant. Certes, me direz-vous, c'est miraculeusement que Marie a conçu (Lc 1, 34-35), mais un vrai amour l'unissait à Joseph, et, tous deux étaient unis dans l'Amour et la Volonté de Dieu.

Joseph était bien considéré comme le chef de famille. Ce n'est pas Marie qui lui apprit l'annonce de l'archange Gabriel, c'est Dieu Lui-même par un ange (Mt 1, 20: Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse…) qui lui demande de lui donner le nom de Jésus, "le Seigneur sauve" (v. 21). C'est encore Joseph qui conduit Marie son épouse, près d'accoucher, de Nazareth à Bethléem, la ville de David pour se faire recenser (Lc 2, 4-5). C'est à lui encore que l'ange apparaît en songe pour qu'il prenne l'enfant et sa mère pour fuir en Egypte et échapper ainsi à la fureur d'Hérode (Mt 2, 13) et pour lui demander de revenir : Lève-toi; prends l'enfant et sa mère, et pars pour le pays d'Israël(v. 20)

Pour la présentation de Jésus au Temple (4ème mystère joyeux du Rosaire - Evangile), Saint Luc parle toujours des parents de Jésus (Lc 2; 22, 27 et 33). Pour la perte et le recouvrement de Jésus au Temple (5ème mystère), aussi (vv. 43 et 48); même si c'est la Vierge Marie qui lui parle: Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme ton père et moi, nous avons souffert en te cherchant ?- Il descendit avec eux pour se rendre à Nazareth , et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces évènements. (v. 51)

            Syméon est le type même du juif juste et religieux qui attendait la consolation d'Israël (le consolateur était l'un des titres donnés au Messie. Cf Isaïe 40, 1; 52, 9). De ce fait, l'Esprit Saint était sur lui (Luc 2, 25-26). Comme la prophétesse Anne, veuve après sept ans de mariage, octogénaire, fréquentant assidûment le Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière (vv. 36-37).

Ils n'attendaient pas, comme leurs congénères, le messie temporel, le libérateur politique puissant et efficace ! Ils étaient des modèles de la vertu d'Espérance quand il n'y a plus rien à espérer humainement.

Vois: cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction, et toi, ton âme sera traversée d'un glaive. Ainsi seront dévoilées les pensées de bien des cœurs (vv. 33-35. Trad. Osty). Il annonce les mystères douloureux, les souffrances de la Vierge Marie et les affrontements crées par le Messie entre ceux qui L'accepteront et ceux qui le combattront car "leurs pensées seront révélées". (cf aussi Lc 12, 51)

 

            Les parents de Jésus sont un modèle de Foi. L'épître aux Hébreux le rappelle: La foi est la ferme assurance de posséder (une façon de posséder écrit la traduction liturgique) ce que l'on espère, la conviction (de posséder) les réalités qu'on ne voit pas et qui n'ont pas été faites de choses visibles lit-on au début du chapitre 11. Le disciple de saint Paul rappelle la foi d'Abel (v. 4), celle d'Enoch (v. 5), celle de Noé (v. 7) et écrit que sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu (v. 6).

L'extrait de la IIème lecture met en lumière la foi d'Abraham (cf aussi la Ière lecture dans la Genèse) qui obéit à l'appel de Dieu et partit pour un pays qu'il devait recevoir en héritage, sans savoir où il allait (v. 8). Nous aussi, nous ne savons pas souvent, humainement, où Dieu nous mène, mais Il nous a promis aide et assistance.

Nous devons Lui accorder une confiance absolue car nous sommes des étrangers et des voyageurs sur la terre (v. 13). Notre patrie (v. 14) c'est le Ciel. C'est cette certitude, ce but, qui donne un sens à tous nos efforts, à toutes nos croix, même si nous ne recevons pas l'effet de ses promesses (v. 13). Syméon a vu, dans la foi, ce qui était encore invisible en cet enfant porté par sa mère au Temple: Mes yeux ont vu le salut... Il a vu la lumière pour éclairer les nations... (Luc 2; 29, 32)

   Alors, confiance, et retenons la prière après la communion de cette messe de la Sainte Famille:

Vous qui nous avez fortifié par cette communion, accordez à nos familles, Père très aimant, la grâce d'imiter la famille de votre Fils, et de goûter avec elle, après les difficultés de cette vie, le bonheur éternel*; par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

 

                                                                                                       Abbé Christian LAFFARGUE.

 

* le bonheur sans fin lit-on dans la traduction officielle. Là et dans beaucoup d'autres textes, les hymnes en particulier, le mot éternel disparaît !

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