"Prenez garde, restez éveillés..." (Marc 13, 33) - 1er dimanche de l'Avent (Année liturgique B)

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 3 décembre 2017, 13ème année.                                            

1er dimanche de l'AVENT (Nouvelle année liturgique B)

(Fête de Saint François-Xavier)

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

            Prenez garde, restez éveillés...*

            (Marc 13, 33 – Evangile)

 

            ... car vous ne savez pas quand ce sera le moment avertit Jésus en donnant, avant de mourir, ses dernières recommandations à ses apôtres. Et l'Eglise, en ce premier dimanche qui nous prépare en quatre semaines (trois, cette année, le 24 décembre coïncidant avec le 4ème dimanche de l'Avent) à la fête de la Nativité de notre sauveur, a choisi ce texte pour nous... réveiller !

Veillez donc, car vous ne savez pas quand viendra le maître de la maison: le soir, au milieu de la nuit, au matin... (v. 35) Craignez * qu'il ne vous trouve endormis. Et d'insister: Veillez ! (vv. 36-37)

 

   La première lecture nous ramène à la réalité, à l'état de nos âmes, à nos péchés. Car c'est pour nous en délivrer que Dieu a envoyé son Fils ! Alors, entendons ce que nous dit le prophète Isaïe.

Le Seigneur, le Rédempteur nous laisse errer hors de sa voie, laisse nos cœurs s'endurcir et ne plus le craindre (Is 63, 17). Pourquoi ? Parce qu'Il se lasse que sa Parole, ses enseignements, ses avertissements relayés par l'Eglise et la prédication des prêtres, pasteurs du troupeau, ne soient ni entendus ni suivis. Rien n'est pire que cela: d'être comme abandonné de Dieu, qui ne parle plus à ceux qui s'étourdissent du bruit de leur vie terrestre, ou qui entendent et suivent le prince de ce monde...

Dieu ne force pas. Dieu respecte notre liberté. Même si nous faisons par ailleurs des actes justes, si nous péchons encore par ailleurs, nous restons des gens impurs, dont les actes bons en soi ne sont que linges souillés. Tous nous étions desséchés comme des feuilles, et nos fautes, comme le vent, nous emportaient (Is 64, 4-5).

 

            Et pourtant, par le baptême, et durant notre vie, nous avons reçu dans le Christ Jésus toutes sortes de richesses, de la parole et de la connaissance (notamment la Foi) rappelle saint Paul aux chrétiens de Corinthe (1 Cor 1, 5 – IIème lecture). Aucun don de grâce ne nous manque si nous le voulons bien (il faut les demander !). Seul le Seigneur pourra nous faire tenir jusqu'au bout, et alors, au Jour de notre Seigneur Jésus Christ (d'abord à l'heure de notre mort), Il nous trouvera irréprochables (vv. 7-8).

 

Voilà pourquoi, le Temps liturgique de l'Avent est un temps de purification et de conversion (cf la couleur violette des ornements sacerdotaux, de l'ambon, du conopée devant la porte du tabernacle, de l'antependium peut-être devant l'autel; la suppression du Gloria) pour nous préparer à recevoir ou à mieux recevoir le Verbe incarné dans nos âmes, dans l'Espérance joyeuse (l'Alleluia demeure).

 

Demandons à la Très sainte Vierge Marie, dont nous fêterons le 8 décembre, vendredi, l'Immaculée conception, que Dieu nous accorde, par l'intercession de cette mère très pure, de parvenir jusqu'à Lui, purifiés, nous aussi, de tout mal (Collecte de la messe).

                                                                                                        Abbé Christian LAFFARGUE.

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