Je suis le Grand Roi…  (Malachie 1, 14) - 31ème dimanche du T.A.-A)

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 5 novembre 2017, 13ème année.                                Mois des âmes du Purgatoire

31ème dimanche du Temps de l'Année liturgique (A)

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

 

                  Je suis le Grand Roi…

                 (Malachie 1, 14 – Ière lecture)

 

 

                  …dit le Seigneur de l'univers. C'est ce Grand Roi – que nous fêterons dimanche prochain pour la fête du Christ-Roi - entouré des saints et des anges en Son royaume que nous avons glorifié et contemplé en la solennité de la fête de tous les Saints, le 1er novembre; c'est ce grand Roi que les âmes du purgatoire aspirent à retrouver et pour lesquelles nous avons prié pour abréger leur purification, le 2 novembre.

La douceur, semblable à celle d'une mère qui entoure de soins ses nourrissons dont parle Saint Paul dans sa première lettre aux chrétiens de Thessalonique (2, 7 – IIème lecture), c'est la Sienne, car cette Parole de Dieu qui est à l'œuvre en nous (v. 13) s'est faite chair. C'est l'Enfant de la crèche vers laquelle nous allons et que nous préparerons au Temps de l'Avent.

Voyez comme il est grand, l'amour dont le Père nous a comblés écrit l'Apôtre bien-aimé (1 Jean 3, 1 – IIème lecture de la Toussaint), Il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu, et nous le sommes.

Heureux les pauvres de cœur: le Royaume des cieux est à eux ! Heureux les doux: ils obtiendront la terre promise ! Heureux les cœurs purs: ils verront Dieu ! avons-nous lu dans les Béatitudes (Mt 5; 3, 4, 8 – Evangile de la Toussaint).

Ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits (Mt 11, 25 – Evangile du 2 novembre).

Dieu résiste aux orgueilleux, mais donne sa grâce aux humbles dit l'apôtre Jacques (4, 6 + 1 P 5, 5). Soumettez-vous donc à Dieu. Résistez au diable et il s'enfuira loin de vous (v. 7).

 

   L'avertissement du prophète Malachie (Vème siècle av. J.-C.) est toujours d'actualité: Vous vous êtes écartés de la route..., vous avez détruit mon alliance..., vous n'avez pas gardé – suivi – mes chemins...  N'est-ce pas un seul Dieu qui nous a créés ?

Recevons-nous la parole de Dieu que nous vous faisons entendre ? Non pas une parole d'hommes qui est à l'œuvre en vous écrit Saint Paul aux Thessaloniciens (1 Th 2, 13 – IIème lecture).

On en prend, on en laisse, on façonne ou on interprète cette Parole divine selon ce qui nous arrange, pour couvrir nos infidélités et nous disculper de tout avec le refrain: "Il ne faut pas culpabiliser !"

Ce n'est pas parce que les scribes et les pharisiens ne mettaient pas en actes ce qu'ils enseignaient, que son contenu était mauvais. Le Seigneur, d'ailleurs, le fait remarquer: (Ils) enseignent dans la chaire de Moïse, faites donc et gardez tout ce qu'ils peuvent vous dire, même si nous n'avons pas à agir selon leurs actes (Mt 23, 1-3 – Evangile). Il enseigne l'humilité. Les titres de Rabbi, de Père, ne sont pas à proscrire en tant que tels, mais ils doivent correspondre à une vraie qualification, à un vrai service, être réellement fidèles au seul Rabbi, au seul Père, celui qui est aux cieux; au seul maître: le Christ (vv. 8-10 et verset de l'Alleluia).

La marque de l'authenticité, c'est l'amour, et un amour tendre dont est empreint le texte de saint Paul que nous avons cité plus haut. Car l'autorité des pasteurs – et des évêques en particulier, successeurs des apôtres – devient insupportable dans leurs rappels "à l'obéissance", au droit, aux règles, quand elle est dépourvue de toute aménité, de toute amitié, de tout amour. On ne cesse d'en proclamer le mot, mais il est tellement vidé de son contenu, des paroles – souvent dures – mais pas d'actes !

   Tu m'as montré, Seigneur, la route de la Vie, tu m'as rempli de joie par ta présence

   (Ps 15, 11 – 1ère prière avant la communion)

 

                                                                                                     Abbé Christian LAFFARGUE.

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