Les invités n'ont pas voulu venir (Cf. Mt 22; 3, 5) - 28ème dimanche du T.A.-A

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 15 octobre* 2017, 13ème année.                                             Mois du Rosaire

28ème dimanche du Temps de l'Année liturgique (A)

* Sainte Thérèse de Jésus, dite d'Avila

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

            Les invités n'ont pas voulu venir.

            (Cf. Mt 22; 3, 5 – Evangile)

 

            Le royaume des cieux est comparable à un roi qui célébra les noces de son fils... C'est par cette parabole que le Christ s'adresse aux grands prêtres juifs et aux pharisiens. C'est le peuple élu, Israël, qui était naturellement invité aux noces de l'Agneau annoncées par les prophètes. Heureux les invités aux noces de l'Agneau (Cf. Apoc 19, 7) proclame le prêtre en élevant l'hostie au-dessus du ciboire à la messe, avant la communion des fidèles. Mais "les noces de l'Agneau" c'est la Croix et les juifs n'en voulaient pas, comme nous, souvent. Certains, mêmes, non contents de refuser, empoignèrent les serviteurs – les envoyés du Maître - , les maltraitèrent et les tuèrent (Mt 22, 6).

Comme ils ont tué le Christ, pour la même raison, ils maltraitent et "tuent" les prêtres de Jésus-Christ qui, par mandat de Dieu, les appellent à suivre la voie de la Croix au lieu de flatter leur laxisme par esprit mondain. Les juifs demandent des signes (des miracles) et les grecs cherchent la sagesse; nous, nous prêchons un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens (1 Cor 1, 22-23).

Certains des invités invoquent des prétextes: l'un doit travailler à son champ, l'autre à son commerce (Mt 22, 5). On pense à la parabole du semeur expliquée par le Christ: certains reçoivent la Parole (l'enseignement du Christ qui se perpétue par Son Eglise) et la reçoit avec joie, mais il est l'homme d'un moment: survienne une tribulation ou une persécution à cause d'elle et aussitôt il trébuche. D'autres, de même, à cause du souci du monde et de la séduction des richesses (Mt 13, 20-22).

Le roi se met en colère, châtie les meurtriers et envoie ses serviteurs chercher tous ceux qu'ils trouvent, les mauvais comme les bons pour remplir la salle de noces (Mt 22, 9-10).

Si on s'arrête là, on peut penser, interpréter, que tous sont sauvés: les mauvais et les bons. C'est ce que fait "la lecture brève" qui ampute le texte sacré de la suite (!). Il n'en est rien.

Le roi examine les convives et voit un homme qui ne portait pas le vêtement de noces (v. 11). La robe blanche du baptême à garder sans tache ni déchirures jusqu'au moment de paraître devant Dieu et être admis au royaume des cieux. Et celui qui est entré sans avoir le vêtement de noces sera jeté pieds et poings liés dans les ténèbres extérieures, là où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Avec la leçon: Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus (vv. 13-14).

 

            Voulons-nous être sauvés ? Voulons-nous répondre à l'invitation de participer aux noces de l'Agneau ? Voulons-nous nous y préparer, laver la robe salie de notre âme au sang de l'Agneau ? D'où viennent ces gens revêtus de robes blanches ? demande un Ancien dans l'apocalypse de saint Jean: Ceux-là viennent de la grand épreuve; ils ont lavé leurs robes et ils les ont blanchies par le sang de l'Agneau entend-il répondre (Ap 7, 13-14). L'Agneau sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie. En terminant par la citation d'Isaïe (25, 8 – Ière lecture): Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux (Ap 7, 17).

            Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés...; exultons, réjouissons-nous: il nous a sauvés (Is 25, 9).

            Le riche est dépourvu, affamé, mais, à la table du Seigneur, celui qui cherche Dieu ne manque de rien (Ps 33, 11 – Ière prière avant la communion et Ps 22, 1).

 

                                                                                                             Abbé Christian LAFFARGUE.

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