La vigne du Seigneur (27ème dimanche du T.A.-A).

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 8 octobre 2017, 13ème année.                                             Mois du Rosaire

27ème dimanche du Temps de l'Année liturgique (A)

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

            La vigne du Seigneur.

            (Cf Is 5: Ière lect.; Ps. 79; Mt 21)

 

            Que d'amour du Seigneur pour sa vigne ! Celle qu'Il avait plantée sur un coteau fertile. Il  avait retourné (labouré) la terre, en avait retiré les pierres, avait planté un plant de qualité, l'avait dotée d'une tour de garde et avait creusé un pressoir (Isaïe 5, 1-2 – Ière lecture). Jésus reprend cet exemple dans sa parabole des vignerons homicides (Mt 21, 33-43 – Evangile).

Dans Isaïe, au lieu de beaux raisins, la vigne en donna de mauvais et le vigneron qui avait tant fait pour elle décide de la livrer aux animaux pour qu'elle soit piétinée, abandonnée (Is, vv. 2-6).

Dans l'Evangile, la vigne a bien donné, mais les vignerons veulent s'approprier ses fruits et frappent, tuent, lapident les envoyés du maître. Celui-ci envoie même son propre fils, pensant qu'ils le respecteront. Mais les vignerons le tuent aussi (Mt 21, 34-39 – Evangile).

Les serviteurs envoyés par le maître de la vigne ce sont les prophètes qui ont été repoussés et molestés; le fils c'est le Fils de Dieu: Jésus, le Messie, qu'ils tuèrent.

Devant autant d'ingratitude et d'injustice, de violence, de la part de la maison d'Israël, des hommes de Juda, Isaïe montre l'abandon et le châtiment de la vigne.

 

Dans l'Evangile, le maître louera la vigne à d'autres vignerons qui lui remettront son produit en temps voulu. Le royaume de Dieu vous sera enlevé pour être donné à une nation qui en produira les fruits (Mt 21, 41). Puisque le peuple élu, Israël, n'a pas voulu reconnaître le messie, et l'ont tué, crucifié, Dieu se tournera vers les païens dont saint Paul sera l'apôtre ("l'apôtre des nations") (cf Romains 11, 11-15).

   Et nous, baptisés dans l'eau et dans l'Esprit, qu'avons-nous fait des dons de Dieu ? Qu'avons-nous fait de la vigne qu'Il nous a donné à élever pour y produire des fruits ? Les avons-nous offerts au maître ou les avons-nous gardés pour être gaspillés, perdus ? Qu'avons-nous fait des envoyés de Dieu, des pasteurs du troupeau, du Christ même ? Qu'avons-nous fait de ses enseignements, de sa présence même laissée à notre garde, à notre foi, à notre adoration ?

 

            Ce que vous avez appris et reçu, ce que vous avez vu et entendu, mettez-le en pratique. Et le Dieu de la paix sera avec vous écrit saint Paul aux Philippiens (Ph 4, 9 – IIème lecture).

L'inquiétude, la peur du lendemain ou, à l'opposé, la présomption, ruinent nos efforts.

Frères, ne soyez inquiets de rien, mais en toute circonstance, priez et suppliez Dieu avec action de grâces pour faire connaître à Dieu vos demandes (v. 6). La clé, c'est la prière instante, la confiance. Et la paix de Dieu (dissipant l'inquiétude) qui dépasse tout ce qu'on peut concevoir gardera vos cœurs et vos pensées dans le Christ Jésus (v. 7). La paix de Dieu dans un monde en guerre universelle, en guerre avec lui-même après avoir été en révolte contre Dieu... La paix de Dieu dans les âmes soumises aux influences, aux passions, au péché...

La paix, l'Espérance et la joie: Que le Dieu de l'espérance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la foi afin que par la vertu de l'Esprit Saint vous abondiez en espérance ! (Romains 15, 13)

 

            Le Seigneur est bon pour ceux qui se tournent vers Lui, pour ceux qui Le cherchent.

            (Lamentations, dites de Jérémie 3, 25 – 1ère prière avant la communion)

                                                                                                        Abbé Christian LAFFARGUE.

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