Vous n'avez pas cru à sa parole.  (Mt 21, 32) - 26ème dimanche du T.A.-A

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 1er octobre* 2017, 13ème année.                                    Mois du Rosaire

26ème dimanche du Temps de l'Année liturgique (A)

* Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus

 

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

 

            Vous n'avez pas cru à sa parole.

            (Matthieu 21, 32 – Evangile)    

 

 

            La conduite du Seigneur n'est pas juste. (Ezéchiel 18, 25 – Ière lecture). Ce sont des reproches faits souvent à Dieu (!). Le prophète Ezéchiel s'insurge : Ecoutez-donc, est-ce ma conduite qui n'est pas la bonne ? N'est-ce pas plutôt la vôtre ? Et il donne des arguments de bon sens: celui qui fait le mal meurt du mal qu'il commet. Et dans l'ordre naturel ("Fumer tue" lit-on sur les paquets de tabac), et dans l'ordre surnaturel (la mort éternelle: l'enfer).

Mais si le méchant se détourne du mal pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Il a ouvert les yeux et s'est détourné de ses crimes. C'est certain, il vivra, il ne mourra pas. (vv. 27-28)

 

Ce ne sont pas les intentions qui comptent, ce sont les actes concrets. Dans la parabole des deux fils (Matthieu 21, 28-32 - Evangile), donnée quelques jours avant de mourir, le Seigneur distingue celui qui répond à son père qui lui demande d'aller travailler aujourd'hui (pas demain !) à sa vigne qu'il ira alors qu'il n'y va pas, de celui qui répond d'abord non, et qui, finalement, s'étant repenti, y va.

Jésus va plus loin et choquera ses auditeurs. Quand il déclare avec solennité (En vérité, je vous le déclare) que les publicains (les collecteurs d'impôts pour l'occupant romain qui avaient fort mauvaise réputation) et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu (v. 31), Il n'encourage pas le péché, Il fait observer que les pauvres pécheurs (cf le Je vous salue Marie) sont souvent capables d'une conversion plus prompte que "les justes". On pense à la parabole du publicain et du pharisien (Luc 18, 9-14), à Marie-Madeleine, au bon larron, etc. A cause de l'orgueil. Les uns pensent qu'ils seront sauvés à cause de leurs bonnes œuvres, de la pratique stricte des commandements de Dieu; les autres, au fond du trou, regardent avec espoir vers Celui qui peut les en tirer et les sauver de la mort dans lequel ils se trouvent et qui les torture.

Le Seigneur met en avant la Foi. Jean le Baptiste, le précurseur, avait annoncé et désigné le Christ (Voici l'agneau de Dieu: Jean 1, 29) : Vous n'avez pas cru à sa parole; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Et Il stigmatise la dureté de cœur des premiers appelés: même après avoir vu cela, vous ne vous êtes pas repentis plus tard pour croire à sa parole (v. 32).

 

            Nous parlions de l'orgueil. Saint Paul demande aux Philippiens d'avoir les mêmes dispositions qui furent dans le Christ Jésus: de condition divine, Il n'a pas retenu le rang qui l'égalait à Dieu. Mais Il s'est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Il s'est abaissé, devenant obéissant jusqu'à la mort, et la mort de la croix (Ph 2, 5-8 – IIème lecture).

A nous de nous réconforter les uns les autres, de nous encourager mutuellement avec amour dans la communion dans l'Esprit (v. 1). C'est toujours l'amour de charité qui prime !

 

            Seigneur, enseigne-moi tes voies, fais-moi connaître ta route.

            Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi, car tu es le Dieu qui me sauve.

            (Psaume 24, 4)

                                                                                                        Abbé Christian LAFFARGUE.

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