"Venez à moi..." (Mt 11, 28) - 14ème dimanche du T.A.-A

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 9 juillet 2017 (12ème année)                                          Mois du Précieux Sang

14ème dimanche du Temps de l'Année liturgique (A)

 

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

 

            Venez à moi...

            (Mt 11, 28 – Evangile)

 

 

            ...vous tous qui peinez (et ployez ajoutent d'autres traductions) sous le poids du fardeau et moi, je vous procurerai le repos. Le livre de Ben Sira (ou Ecclésiastique) écrivait déjà: Venez à moi, vous qui me désirez, rassasiez-vous de mes fruits (Si 24, 19). Le Seigneur ajoute aussitôt: Prenez sur vous mon joug (v. 29). Ainsi, alors que nous sommes déjà écrasés par le fardeau des épreuves, il faut prendre sur nous le joug du Christ, c'est-à-dire la Croix, qui nous procurerai le repos !

Comment la souffrance peut-elle nous donner le repos ? Parce que le Christ transforme la souffrance, qui est une mort, en joie rédemptrice et en paix surnaturelle. Alors, son joug est facile à porter, et son fardeau devient léger (v. 30) avec la douceur et l'humilité (car je suis doux et humble de cœur, v. 29).

La seule difficulté, c'est de venir à Lui lorsque nous souffrons. De dépasser la révolte, "d'en vouloir à Dieu" qui nous met et nous laisse, semble-t-il, dans ces épreuves. De résister à la tentation de nous détourner de Celui qui est pourtant notre sauveur. De chercher en dehors de Lui consolation et échappatoire. De cesser de prier, de nous détourner des commandements et des sacrements, surtout de la confession...

Il nous faut rester petits. La lumière de connaissance que nous pourrons avoir sur nos croix, la lumière qui transparaîtra dans les ténèbres – et le Seigneur peut nous laisser longtemps dans les ténèbres – sera cachée à ceux qui se prétendent sages et savants, mais sera révélée aux tout-petits (v. 25). Le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis; en entrant dans ce don de soi, ce sacrifice, le Christ nous fait entrer dans la connaissance – et donc dans l'amour – du Père vers lequel Il nous conduit (cf Jn 10, 14-15). Tout m'a été remis par mon Père; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils... (Mt 11, 27)

 

            Pour cela, il faut vivre sous l'emprise de l'Esprit et non sous l'emprise de la chair. Cet Esprit de Dieu qui habite en nous. Celui qui n'a pas l'Esprit du Christ ne lui appartient pas (Rm 8, 9 –IIème lecture)

Pour que le joug du Christ soit facile à porter et son fardeau léger, pour participer à son humilité et à sa douceur, l'union au Christ, non seulement par la foi – qui est morte sans les œuvres (Jc 2, 26)

mais par la vertu théologale de charité (l'état de grâce), est impossible. Nous croyons mais nous nous sommes coupés de la vie divine par le péché mortel, ou éloignés par une multitude de péchés véniels non combattus et non confessés régulièrement.

Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si, par l'Esprit, vous tuez (vous crucifiez) les agissements de l'homme pécheur, vous vivrez (Rm 8, 13).

 

            Le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d'amour;

la bonté du Seigneur est pour tous, sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

            Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent, il redresse tous les accablés.

            (Psaume 144; 8-9, 14)

 

 

                                                                                                     Abbé Christian LAFFARGUE.

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