Quel est notre trésor ? (Cf Mt 13, 44 – Evangile) - 17ème dimanche du T.A.-A

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 30 juillet 2017 (12ème année)                                          Mois du Précieux Sang

17ème dimanche du Temps de l'Année liturgique (A)

 

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

 

            Quel est notre trésor ?

             (Cf Mt 13, 44 – Evangile)

 

 

            Dans la série des paraboles du Royaume (le semeur, le bon grain et son explication par le Christ, le grain de sénevé, le levain), l'évangéliste saint Matthieu nous donne celles du trésor caché, de la perle et du filet jeté à la mer (13, 44-52 – Evangile).

Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ; l'homme qui l'a découvert... va vendre tout ce qu'il possède et achète ce champ. De même, celui qui a trouvé une perle de grande valeur va vendre tout ce qu'il possède pour acheter la perle (v. 46).

 

Ce trésor, cette perle précieuse c'est Jésus-Christ. Au jeune homme riche qui demandait ce qu'il devait faire pour avoir la vie éternelle, le Christ répondit: Va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au ciel; puis, viens et suis-moi (Mt 19; 16, 21). Malheureusement, tout triste, il n'en fit rien car il avait de grands biens (v. 22). (1)

Quelle vanité, quelle folie, si vous désirez autre chose que Jésus-Christ ! Qui trouve Jésus trouve un trésor immense, ou plutôt un bien au-dessus de tout bien. Qui perd Jésus perd plus et beaucoup plus que s'il perdait le monde entier.

("Imitation de Jésus-Christ", Livre II, chap. 8, nn. 1 et 2. Cf aussi: L. III, ch. 32 qui cite la perle précieuse, n°4)

   

Et rien n'est pire que de perdre ce trésor, que de perdre, certes, peut-être, la Foi, mais, surtout, l'amour de Dieu, la grâce, par le péché grave. A la fin du monde, mais déjà à l'heure de notre mort (2), les méchants et les justes seront séparés, et les premiers seront jetés dans la fournaise, là où seront les pleurs et les grincements de dents (Mt 13, 47-50; la parabole du filet). (3)

   L'essentiel, c'est, toujours, d'aimer Dieu car l'amour est plus fort que la mort (Cant 8, 6) (4).

Quand les hommes aiment Dieu, lui-même fait tout contribuer à leur bien (Romains 8, 28 – IIème lecture).

Nous sommes appelés à être configurés à l'image de son Fils... Nous sommes appelés pour être justifiés, puis glorifiés (v. 30).

 

   A nous de discerner pour choisir entre le bien et le mal (1 Rois 3, 9 – Ière lect.), et de le demander.

Non pas de longs jours, la richesse, la mort de nos ennemis, mais le discernement, l'art d'être attentif (...)

et d'avoir un cœur intelligent et sage (vv. 11-12).

   Et nous trouverons un trésor, une perle fine... Tout le reste nous paraîtra bien factice, si fragile et illusoire !

 

    Aussi, j'aime Tes volontés, plus que l'or le plus précieux (Ps 118, 127).

 

 

                                                                                                         Abbé Christian LAFFARGUE.

 

 

(1) Le jeune homme riche. Tous ne sont pas appelés à tout quitter et à donner aux pauvres tous leurs biens, mais il faut tout abandonner de cœur et être généreux, d'autant que le Seigneur est très sévère envers les riches. Cf 7ème commandement, Catéchisme de l'Eglise Catholique, L'amour des pauvres, nn. 2443-49. Etc.

(2) Il s'agit du jugement particulier. Cf. C.E.C., nn. 1021-1022.

(3) Cité au n° 1034 du Catéchisme, sur l'enfer.                                                                                                    (4) Cité par la C.E.C. au n°1040. Cf aussi Celui qui n'aime pas demeure dans la mort (1 Jn 3, 14 + Eph 3, 17).

Publié dans Bulletin dominical

Commenter cet article