Le bon grain et l'ivraie (Mt 13, 24-43) - 16ème dimanche du T.A.-A

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 23 juillet 2017 (12ème année)                                          Mois du Précieux Sang

16ème dimanche du Temps de l'Année liturgique (A)

 

LES TEXTES DE LA MESSE

 

 

Le bon grain et l'ivraie.       

(Mt 13, 24-43 – Evangile)

 

 

            Après la parabole du semeur que nous avons méditée dimanche dernier, à la suite, en saint Matthieu, nous lisons la parabole du bon grain et de l'ivraie (vv. 24-30) et son explication par le Christ (vv. 36-43).

"Le Fils de l'homme" (en se nommant ainsi, Jésus affirme son humanité. Dans ses prophéties et ses miracles surtout, il affirmera sa divinité) sème le bon grain. Dieu ne peut produire, causer, du mal (Cf. Jc 1, 13). "Ce bon grain, ce sont les Fils du Royaume" (v. 38). Quelle belle expression ! Baptisés, nous sommes les fils du Royaume, appelés, si nous sommes fidèles à la grâce à entrer dans ce royaume, le Royaume des cieux ! Mais, "quand les gens dorment" (v. 25), c'est-à-dire, lorsqu'ils ne sont pas sur leurs gardes, lorsqu'ils ne sont pas vigilants, "l'ennemi survient et sème de l'ivraie au milieu du blé, et s'en va" (v. 25) en laissant son poison mortel. Soyez sobres, vigilants: votre adversaire le diable, comme un lion rugissant, rôde autour de vous, cherchant qui (à vous) dévorer (1 P 5, 8). Saint Pierre recommande: Résistez-lui, fermes dans la foi... Vos frères dispersés dans le monde endurent les mêmes souffrances que vous (v. 9). En consommant ce poison, en ne résistant pas, en succombant à la tentation, nous devenons des fils du Mauvais, des fils du diable (vv. 38-39).

Le bien et le mal coexistent en nous, ils se combattent (cf. le combat entre la chair et l'Esprit dans l'épître aux Galates de saint Paul: 5, 16-25. La chair, ce sont certes les péchés d'impureté, mis aussi les péchés de l'esprit: l'orgueil et tout ce qui s'y rattache).

Malgré les demandes de ses serviteurs, le maître du champ ne veut pas séparer tout de suite le bon grain de l'ivraie (Mt 13, 28), car en l'enlevant vous risquez d'arracher le blé (le bon grain) en même temps (v. 29). Ils pousseront ensemble jusqu'à la moisson, mais viendra le temps de la moisson, celui du jugement, et le maître (le Seigneur, Dieu) dira aux moissonneurs: enlevez d'abord l'ivraie, liez-la en bottes pour la brûler; quant au blé, ramassez-le pour le rentrer dans mon grenier (v. 30. Cf aussi Mt 3, 12). L'ivraie sera jetée au feu (le feu de l'enfer: C.E.C., 1034) confirme le Christ dans son explication de la parabole (v. 40), les fauteurs de scandales et d'iniquité seront jetés dans la fournaise ardente, là seront les pleurs et les grincements de dents (vv. 41-42).

Mais les justes, ceux qui auront résisté à Satan, qui auront combattu et arraché l'ivraie dans leur âme (par la confession fréquente), qui seront restés fidèles à Celui qui a semé en eux le bon grain, pour qu'il grandisse, se développe et porte du fruit, ceux-là resplendiront comme le soleil dans le Royaume de leur Père. Avec l'avertissement: (Que) Celui qui a des oreilles entende ! Car "il n'y a pas pire sourd, que celui qui ne veut pas entendre" dit l'adage (v. 43).

 

   Dieu conduit tout avec justice et bien que ceux qui bravent sciemment sa puissance sont réprimés, Il juge avec modération, nous gouverne avec beaucoup de ménagement, et à ses fils, Il a donné une belle espérance: après la faute, il laisse place au repentir (Sagesse 12; 14, 16, 18 – Ière lecture)

   A nous aussi de prier. L'Esprit Saint viendra au secours de notre faiblesse car nous ne savons pas prier comme il faut. Et Dieu qui sonde les cœurs, connaît les intentions de l'Esprit (Romains 8, 26-27 – IIème lecture). Avec cette parole consolante: Nous savons d'ailleurs que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu (v. 28).

 

                                                                                                          Abbé Christian LAFFARGUE.

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