Par le péché est venue la mort...     (Romains 5, 12)

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 25 juin 2017 (12ème année)                                     Mois du Sacré-Cœur de Jésus

12ème dimanche du Temps de l'Année liturgique (A)

LES TEXTES DE LA MESSE

 

     Par le péché est venue la mort...                                                                                      (Romains 5, 12 – IIème lecture)

 

   Par un seul homme (Adam, qui n'est pas un symbole mais une personne), le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort. C'est le péché originel. Il est bon de relire les pages du Catéchisme sur cette doctrine de Foi (nn. 396-401, avec ses conséquences pour l'humanité: nn. 402-409).

Le Catéchisme rappelle que "tout péché est une désobéissance à Dieu et un manque de confiance en sa bonté. Dans ce péché (Eve et Adam qui ont mangé du fruit de la connaissance du bien et du mal: Genèse 2, 17), l'homme s'est préféré lui-même à Dieu, et par la même, il a méprisé Dieu: il a fait le choix de soi-même contre Dieu, contre les exigences de son état de créature et dès lors contre son propre bien (...). Par la séduction du diable (qui n’est pas non plus "un symbole" mais un être créé, un ange révolté et déchu: cf La chute des anges: nn. 391-395), il a voulu être comme Dieu (Gn 3, 5), mais sans Dieu, et avant Dieu, et non pas selon Dieu" (n° 398).

"Le péché grave (qu'on appelle justement mortel) nous prive de la communion avec Dieu, et par là il nous rend incapables de la vie éternelle: la peine éternelle du péché (l'enfer). D'autre part, tout péché, même véniel, entraîne un attachement malsain aux créatures, qui a besoin de purification, soit ici-bas, soit après la mort, dans l'état qu'on appelle Purgatoire." (n° 1472)

"Mais, après sa chute, l'homme n'a pas été abandonné par Dieu" rappelle le Catéchisme (n°410). Un nouvel Adam (cf 1 Cor 15; 21-22, 45) est annoncé qui, par son obéissance jusqu'à la mort de la Croix (Ph 2, 8) réparera avec surabondance la désobéissance d'Adam (cf. Rm 5, 19-20)". Comme la Vierge Marie qui sera considérée comme nouvelle Eve (n° 411).

Si la mort a frappé la multitude par la faute d'un seul, combien plus la grâce de Dieu s'est-elle répandue en abondance sur la multitude, cette grâce qui est donnée en seul homme, Jésus Christ (Rm 5, 15).

 

     Notre seule crainte, notre seule préoccupation, notre seule priorité, ce n'est ni la santé, ni l'argent (dont un minimum est si nécessaire pour tant de malheureux), ni les biens humains légitimes, mais c'est le salut de nos âmes, le salut éternel, la lutte contre le péché.

Ne craignez pas ceux qui tuent le corps sans pouvoir tuer l'âme; craignez plutôt Celui qui peut faire périr dans la géhenne aussi bien l'âme que le corps (Matthieu 10, 28 – Evangile) (cf aussi Mt 18, 8-9).

Beaucoup de chrétiens, et même de prêtres (qui, par ailleurs, proclament "la parole de Dieu" mais sans la préciser ou en faisant des choix qui les arrangent) occultent ces vérités pour ne pas déplaire. Ils se font ainsi complices de l'erreur et du flou équivoque tant prisé par "le père du mensonge", Satan, et ne concourent pas au salut des âmes, au relèvement de l'Eglise en Occident qui ne cesse de sombrer, en éclairant d'abord les consciences.

Celui qui se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. Mais celui qui me reniera devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est aux cieux (Mt 10, 32-33). Je le renierai: l'expression du Christ n'est pas ambigüe !

Ne nous laissons pas toucher ni impressionner par "le jugement du monde" car c'est le Christ qui nous jugera, ni le monde, ni les milieux dans lesquels nous vivons, ni les médias.

    J'entends les calomnies de la foule: Dénoncez-le ! Allons le dénoncer... Tous mes amis guettent mes faux pas... Peut-être se laissera-t-il séduire... Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! (...) Louez le Seigneur: il a délivré le malheureux de la main des méchants              (Jérémie 20; 10, 13 – Ière lecture)

C'est pour toi que j'endure l'insulte, que la honte me couvre le visage (...) On t'insulte, et l'insulte retombe sur moi. Et moi, je te prie Seigneur: c'est l'heure de ta grâce... Par ta vérité sauve-moi... Dans ta grande tendresse, regarde-moi... Car le Seigneur écoute les humbles, il n'oublie pas les siens... (Psaume 68)

   Alors, ce ne sera pas la mort qui triomphera, mais la Vie, la vie dans la Lumière et dans l'Amour...

                                                                                                        Abbé Christian LAFFARGUE.

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