"Que votre oui soit oui, que votre non soit non" (Mt 5,37) - 6ème dimanche du T.A.-A

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 12 février 2017 (A)                                                  (12ème année)                                                                    6ème dimanche du Temps de l'Année liturgique. Vert.

     LES TEXTES DE LA MESSE

 

     Que votre oui soit oui; que votre non soit non.                                                             (Matthieu 5, 37 – Evangile)

 

     C'est la finale de l'Evangile de ce dimanche, reprise en propres termes par l'apôtre saint Jacques (Jc 5, 12). C'est la suite du long "sermon sur la montagne" qui commence par les Béatitudes (Mt 5, 1-48; 6, 1-34; 7, 1-29). C'est peut-être pour cela qu'il est "saucissonné" entre "lecture brève" et "reprise de lecture brève"! Notre Seigneur insiste sur les commandements de Dieu qui, dans la nouvelle Alliance – et aujourd'hui encore – ne sont pas abrogés (on parle et prêche "d'amour"…Lequel ? Sans obligations, ni de foi, ni de morale): Ne pensez pas que je sois venu abolir la Loi et les Prophètes; je ne suis pas venu abolir, mais accomplir (Mt 5, 17). Et Il se fait pressant et solennel: En vérité (en français)…, pas un seul iota (la plus petite des lettres hébraïques) de la Loi ne disparaîtra jusqu'à ce que tout se réalise (v. 18)

Et menaçant: De ce fait, celui qui rejettera (violera traduisent Crampon, la Bible de Jérusalem et Osty) un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire de même sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux…(v. 19) Qu'enseigne-t-on dans les catéchismes actuels transformés en "parcours" ? Dans les "enseignements" divers et variés; dans les prédications et les "homélies" dominicales ?

Le Fils de Dieu durcit même la Loi. Du 5ème commandement (Tu ne tueras pas; Ex 20, 13) le Seigneur va jusqu'à menacer de la géhenne de feu (l'enfer) celui qui se met en colère contre son frère, qui l'insulte (Raca en araméen: crétin !), le traite de fou (vv. 21-22). Avant de présenter ton offrande à l'autel, va d'abord te réconcilier avec lui (vv. 23-24), accorde-toi au plus tôt avec ton adversaire (v. 25). Du péché d'adultère (6ème commandement), il condamne ce péché commis même en pensée (tout homme qui regarde une femme avec convoitise a déjà commis l'adultère avec elle dans son cœur vv. 27-28).

Si l'œil droit entraîne ta chute, arrache-le… Si ta main entraîne ta chute, coupe-la… car il vaut mieux perdre un de tes membres que d'avoir ton corps tout entier précipité dans la géhenne considérée par les juifs eux-mêmes comme le symbole de l'enfer. (vv. 29-30)

De même pour le jurement (2ème commandement) (vv. 33-36).

    Que votre oui soit oui; que votre non soit non (v. 37 et Jc 5,12). C'est la radicalité de l'Evangile, car Dieu vomit les tièdes (Apoc 3, 15-16, message à l'Eglise de Laodicée).

Ce n'est pas la sagesse du monde, l'esprit de ceux qui dirigent le monde, et qui vont à leur destruction. Ceux qui ont crucifié le Seigneur de gloire. C'est, au contraire, la sagesse du mystère de Dieu, révélé par son Esprit (Saint Paul aux chrétiens de Corinthe, 1 Cor 2; 6, 8, 10 – IIème lecture).

Le Sage Ben Sira nous le dit: Si tu le veux, tu peux observer les commandements, il dépend de ton choix de rester fidèle. La vie et la mort sont proposés aux hommes, l'une et l'autre leur est donnée selon leur choix. La sagesse de Dieu est grande, fort est son pouvoir… Ses regards sont tournés vers ceux qui Le craignent…                                                                                                (Si 15; 15, 17-19 – Ière lecture)

     Tu es béni, Père, Seigneur du ciel et de la terre, tu as révélé aux tout-petits les mystères du Royaume !        (Verset de l'Alleluia)

                                                                                                                                oAbbé Christian LAFFARGUE.

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