A chaque jour suffit sa peine (Mt 6, 34) - 8ème dimanche du T.A.-A

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 26 février 2017 (A)                                                   (12ème année)                                                                    8ème dimanche du Temps de l'Année liturgique. Vert.

LES TEXTES DE LA MESSE

 

A chaque jour suffit sa peine.                                                                                                       (Matthieu 6, 34)

     Ainsi finit l'Evangile de ce dimanche qui est un appel à la confiance. Jésus calme l'inquiétude de ses disciples, et la nôtre, surtout en des temps aussi incertains et troublés, dangereux, que le nôtre. Inquiétude pour la vie du corps, la nourriture, le vêtement (Ne vous souciez pas, pour votre vie de ce que vous mangerez ou boirez, ni de quoi vous vous vêtirez, vv. 25, 28, 31). Tout cela, les païens le recherchent alors que votre Père céleste sait bien que vous en avez besoin (v. 32). S'Il nourrit les oiseaux du ciel (v. 26), s'Il fait croître les lis des champs (v. 28), s'Il revêt de verdure l'herbe des champs, n'en fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? (v. 30).

La foi engendre la confiance: Dieu est là, Dieu nous aime, Il a promis d'être avec nous tous les jours jusqu'à la fin du monde (finale de l'Evangile selon saint Matthieu; 28, 20) et que les forces de l'enfer ne l'emporteront pas sur son Eglise (Mt 16, 18). Il est là dans les sacrements, dans les hosties consacrées des tabernacles des chapelles et des églises, dans ses prêtres marqués du sceau. Il retient les baptisés et les confirmés marqués aussi du sceau, membres de son Corps. Il se manifeste dans tant de miracles de la grâce, tant de manifestations surnaturelles, tant d'interventions divines !

Mais si nous avons peur, de l'avenir, du lendemain, de la vie, de la mort, c'est parce que notre cœur est partagé (Osée 10, 2), que nous n'arrivons pas à choisir vraiment entre l'attachement au monde, aux biens matériels (qui entraînent tellement de soucis, d'inquiétude et de temps pour préserver, pour garder, pour augmenter ses biens), à notre corps, et aux biens spirituels, c'est-à-dire à notre âme et à son salut.

Il faut choisir. Nul ne peut servir deux maîtres: ou bien il haïra l'un et aimera l'autre, ou bien il s'attachera à l'un et méprisera l'autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l'Argent (Mt 6, 24. Cf aussi 19, 21-26: la parabole du jeune homme riche).

Cherchez d'abord le royaume de Dieu et sa justice (rendre à Dieu ce qui lui est dû: la vertu de religion), et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de soucis pour demain; à chaque jour suffit sa peine (Mt 6, 33-34).

Le Seigneur m'a abandonnée, mon Seigneur m'a oubliée se lamentait Jérusalem (Isaïe 49,14–Ière lecture)            Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus chérir le fils de ses entrailles ? (hélas…, aujourd'hui…) Mais même si elle l'oubliait, moi – dit le Seigneur – je ne t'oublierai pas   (v. 15; lire la suite…)

     Alors, n'ayons de repos qu'en Dieu seul, sachons que notre salut vient de Lui, que Lui seul est notre rocher, notre salut, notre citadelle: alors je suis inébranlable (Psaume 61; 2-3, 7)

     Le Seigneur est mon appui, il m'a dégagé, donné du large, il m'a libéré, car il m'aime (Ps. 17, 19-20 – Introït)

                                                                                                       Abbé Christian LAFFARGUE.

 

-Pour ceux qui croient faussement qu'ils n'ont pas besoin de se confesser ou qui n'ont rien à dire: Ma conscience ne me reproche rien, mais ce n'est pas pour cela que je suis juste                                         (1 Corinthiens 4, 4 - IIème lect.)

- Méditons la première lecture de la Messe de jeudi dernier 23 février :

Ne dis pas: "J'ai péché et il ne m'est rien arrivé" car le Seigneur sait attendre longtemps. Ne sois pas assuré du pardon au point d'entasser péché sur péché. Ne dis pas: "Sa miséricorde est grande, il pardonnera bien tous mes péchés", car, en lui, il y a pitié mais aussi colère; son indignation s'abattra sur les pécheurs. Ne tarde pas à retourner vers le Seigneur, ne remets pas ta décision de jour en jour; car brusquement éclatera la colère du Seigneur, et à l'heure du châtiment, tu seras anéanti. Ben Sira le Sage 5, 4-7

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