"Qu'il renonce à lui-même..." (Lc 9, 23) - 12ème dim du T.A.-C

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 19 juin 2016 – 11ème année Mois du Sacré-Cœur de Jésus

12ème dimanche du Temps de l'Année liturgique (C)

LES TEXTES DE LA MESSE

Qu'il renonce à lui-même...

(Luc 9, 23 – Evangile)

Si quelqu'un veut venir à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour et qu'il me suive. C'est la citation complète de ce passage de l'Evangile où Jésus annonce pour la première fois sa Passion et sa Résurrection. En ce temps après la Pentecôte, nous voilà revenus à la Passion, au Temps pascal, mais c'est chaque jour, en effet, que nous avons à vivre cette mort à nous-même (dans notre corps bien souvent et dans notre esprit) et notre résurrection à la grâce, à la vie divine. Bien péniblement parfois. Il y a peu de répit. Mais c'est notre vie terrestre. Et notre seule espérance, notre seule joie est de la vivre dans la foi. Clairement, sans échappatoire, les yeux fixés sur notre sauveur, sur le Ciel, en nous faisant aider par la Sainte Vierge Marie, par les saints, par les anges. A nous de répondre aux évènements malheureux qui nous frappent et inondent le monde : Vous êtes le Christ, le Messie de Dieu ! (Lc 9, 20).

Obstinément, malgré les apparences et les vents contraires, nous devons marcher à sa suite. C'est notre seul espoir, c'est notre seule espérance dont la perspective nous raffermit et nous apaise.

Nous l'avons si souvent médité : la Croix est le seul pont, le seul passage, la seule voie. Dans ses grandes souffrances physiques et morales, crucifié avec Jésus, "le bon larron" – auquel a été réservé récemment une chapelle dans la basilique Notre-Dame de Montligeon – aura ces mots : Jésus, souviens-toi de moi quand tu seras entré dans ton royaume (Lc 23, 42). Nous pouvons le dire souvent : "Seigneur, souvenez-vous de moi... Ne m'abandonnez pas... Venez à mon secours... Je n'en puis plus, je renonce, j'abandonne le combat...!"

A nous de regarder vers Celui que nous avons transpercé par nos péchés (cf Zacharie 12, 10 – Ière lecture). Et même si les lamentations sont grandes, une source jaillira... pour nous laver de nos péchés et de nos souillures (13, 1).

Nous sommes fils de Dieu, dans le Christ Jésus, par la foi. Le baptême nous unis au Christ, nous avons revêtu le Christ et nous ne faisons plus qu'un dans le Christ Jésus..., héritiers selon la promesse (Saint Paul aux Galates 3, 26-29).

Voilà pourquoi nous devons être toujours dans l'Espérance, vertu théologale. Rappelons-nous ce qu'elle est : L'Espérance est la vertu théologale par laquelle nous désirons comme notre bonheur le Royaume des cieux et la vie éternelle, en mettant notre confiance dans les promesses du Christ et en prenant appui, non sur nos forces, mais sur le secours de la grâce du Saint-Esprit (C.E.C.* n° 1817).

C'est justement cette espérance, qui devrait être toujours nôtre, qui fait dire au psalmiste : Mon âme a soif de Toi, Seigneur, mon Dieu ! Je te cherche dès l'aube... Tu es venu à mon secours: je crie de joie à l'ombre de tes ailes. Mon âme s'attache à Toi, Ta main droite me soutient. (Psaume 62)

Le Seigneur est notre force, le protecteur et le sauveur de ses fidèles. Sauvez-nous, veillez sur nous, conduisez-nous toujours (Ps. 27, 8-9 – Introït). Tous ont les yeux sur Vous, Seigneur, ils espèrent et Vous donnez à chacun sa nourriture (Ps. 144, 15 – Première prière avant la communion).

Alors, envers et contre tout, contre nous-mêmes souvent, suivons le Christ, ne détachons pas notre regard de notre bon pasteur qui a donné sa vie pour ses brebis (Jn 10; 11, 15 – Deuxième).

Abbé Christian LAFFARGUE.

* C.E.C.: Catéchisme de l'Eglise Catholique.

Publié dans Bulletin dominical

Commenter cet article