Ma lumière et mon salut, c'est le Seigneur ! (Ps 26, 1)-10ème dim du T.A.-C

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 5 juin 2016 Mois du Sacré-Cœur de Jésus

10ème dimanche du Temps de l'Année liturgique (C)

LES TEXTES DE LA MESSE

Ma lumière et mon salut, c'est le Seigneur !

(Psaume 26, 1 – Introït)

De qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie, devant qui tremblerais-je ? poursuit le psaume du roi David. En ces temps troublés et douloureux, où tout s'effondre, ces paroles qui introduisent la messe de ce dimanche sont un vrai réconfort. Inutile de le chercher ailleurs, où nous sommes si souvent déçus, mais, toujours, en Lui. C'est pour cela, d'ailleurs, que les chrétiens catholiques vont à la Messe du premier jour de la semaine, le dimanche, celui où le Christ triompha des ténèbres et du péché en ressuscitant des morts... Pour Le rencontrer, pour chasser dans leurs âmes les ténèbres, pour renaître à la vie et à la lumière, pour Le recevoir... Et aussi, pour ceux qui le peuvent, en semaine.

Dans la première lecture (1 Rois 17, 17-24), le prophète Elie implora instamment Dieu de rendre à la vie le fils de la maîtresse de maison qui venait de mourir et pour venir au secours de cette mère désespérée. En s'étendant trois fois sur l'enfant, il rappelle le geste de Dieu soufflant dans les narines de l'homme pour lui donner la vie (cf. Genèse 2, 7). Et Dieu ressuscita l'enfant. On se souvient de la fille d'un chef de synagogue, Jaïre, pour laquelle Jésus fit de même en requérant sa foi (Lc 8; 41, 49-55 et //).

Dans l'Evangile d'aujourd'hui (Luc 7, 11-17), Jésus va ressusciter le fils unique d'une veuve. La voyant pleurer dans le cortège, le Seigneur* fut touché de compassion, rendit le mort à la vie et à sa mère: Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi ! (vv. 13-15). Jésus, fils de Dieu, est vraiment la Vie (cf. Jn 14, 6).

Certes, tous mourront plus tard, mais Jésus manifeste sa bonté pour soulager ces mères désolées, leur redonner foi et espoir, et les mener à se soucier avant tout de la vie et du salut de leur âme, car si notre corps est mortel, notre âme est immortelle.

A ce Dieu amour (1 Jean 4, 16 – 2ème prière avant la communion), nous répondons par le nôtre (reçu de Lui): Je t'aime, Seigneur (Psaume 17, 3 qui poursuit: Tu es ma force, mon libérateur, le rocher qui m'abrites, Tu es mon Dieu – 1ère prière avant la communion).

La deuxième lecture (l'épître de Saint Paul aux Galates 1, 11-19) est intéressante car elle indique que le futur apôtre des nations païennes (v. 16), converti du judaïsme le plus extrême (comme quoi il ne faut désespérer de personne !), ayant mené une persécution effrénée contre l'Eglise de Dieu pour la détruire (v.13), a reçu directement la révélation de Dieu sur le chemin de Damas (Le Seigneur dit: Je suis Jésus, celui que tu persécutes, Actes des apôtres 26, 15) et s'est converti à la vraie foi. Si l'Evangile qu'il proclame n'est pas une invention humaine (Gal 1, 11), il ne l'a pas reçu non plus par transmission orale ou écrite (la Tradition) (v. 12).

"Paul ne s'est pas imposé à l'Eglise. Le Christ l'a envoyé demander le baptême à Ananie. Ensuite, il a vu Képhas (Pierre), chef reconnu de l'Eglise, et Jacques, responsable de l'Eglise de Jérusalem. Cette union ou communion est indispensable pour agir au nom de l'Eglise." (Note de la Bible des Peuples)

Ma lumière et mon salut, c'est le Seigneur* !

Abbé Christian LAFFARGUE.

* Le Seigneur: C'est la première fois que Luc appelle Jésus le Seigneur, titre réservé à Yahvé dans l'Ancien Testament (note de la Bible Osty/Trinquet)

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