Le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu (Evangile)

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 26 juin 2016 – 11ème année Mois du Sacré-Cœur de Jésus

13ème dimanche du Temps de l'Année liturgique (C)

LES TEXTES DE LA MESSE

Le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.

(Luc 9, 55: add. – Evangile - et 19, 10)

Cette addition en Luc 9 (qui n'a pas été retenue ni citée en note dans la nouvelle traduction liturgique) – est bien authentique au chapitre 19 (et comment ne pas la retenir en cette année Jubilaire de la Miséricorde ?) – est la vive réprimande de Jésus aux apôtres Jacques et Jean qui voulaient faire descendre sur un village de Samaritains le feu du ciel pour les détruire (rien de moins !) parce qu'ils les avaient mal accueillis (Lc 9, 53-54). Nous sommes souvent tentés de réagir de la même manière quand la malice des hommes est à son comble et que nous voudrions que Dieu exerce Sa justice pour les punir et nous en débarrasser ! Alors que Jésus supporte tout pour leur offrir le salut par sa patience et sa miséricorde.

Saint Paul le rappelle aux Galates: Toute la Loi est accomplie dans cette seule parole: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même". Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns les autres, vous allez vous détruire les uns les autres (Gal 5, 14-15). Il leur recommande de vivre sous la conduite de l'Esprit de Dieu pour ne pas obéir aux convoitises de la chair; car (…) ils sont opposés l'un à l'autre, de telle sorte que vous ne faites pas ce que vous voudriez (vv. 16-17). Et "la chair" pousse à se venger, à condamner, à entrer dans le cycle infernal de la violence et de la haine. C'est plus loin que Saint Paul nommera les fruits de la chair qui feront que ceux qui les commettent n'hériteront pas du royaume de Dieu (vv. 19-21) et les fruits de l'Esprit qui font que ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises (vv. 22-24).

Même sans être appelés par Dieu de façon spéciale comme Il l'a fait avec ses apôtres et qu'Il le fait pour les prêtres, les religieux et les religieuses, chaque baptisé est appelé à témoigner de la Foi et de la présence de Dieu. Et il ne faut pas attendre, tergiverser… Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu (Lc 9, 62).

Nous sommes appelés à la liberté* (Galates 5, 13). Mais ce n'est pas celle de la trilogie libérale et franc-maçonne qui orne les frontons des temples de la République qui a mené à la "liberté des mœurs", au libertinage, aux pires des vices et des désordres, au règne de la chair, des pulsions, des passions, du plaisir à tout crin, à la destruction des familles et de la société (étant sauf l'ordre public qui a mené jusqu'à charger, à tabasser, à emprisonner, à condamner les manifestants joyeux et pacifiques contre la mascarade du "mariage gay").

Vous avez été appelés à la liberté. Mais que cette liberté ne soit pas un prétexte pour vivre selon la chair; au contraire, rendez-vous par la charité serviteurs les uns des autres (v. 14).

Vous avez voulu, Seigneur, qu'en recevant votre grâce nous devenions des fils de lumière; ne permettez pas que l'erreur nous plonge dans la nuit, mais accordez-nous d'être toujours rayonnants de votre vérité. Par Jésus…

(Collecte)

Abbé Christian LAFFARGUE.

*La liberté: C'est une faculté de l'âme qui s'exerce non sur la fin (sauver son âme) mais sur les moyens de l'atteindre.

On n'a pas strictement la liberté de choisir entre le bien et le mal (du corps et de l'âme), mais on doit choisir le bien et éviter le mal. On ne doit pas fumer car fumer tue. Si on utilise la faculté de choisir (la liberté) contre son bien, on la perd et on devient esclave. Avec les pires difficultés pour en sortir. Cf les addictions actuelles: tabac, alcool, télévision, internet, portable, etc.

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