Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur ! (4ème dim de carême-C)

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin du 6 mars 2016 Année jubilaire de la Miséricorde

4ème dimanche de Carême (C)

Mois de saint Joseph

LES TEXTES DE LA MESSE

Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !

(Refrain du psaume 33)

Goûter et voir. Voir, dans la lumière, comme le Seigneur est bon. Comme la tendresse d'un père pour son enfant, le Seigneur est tendresse et pitié, lent à la colère et plein d'amour (verset de l'Acclamation de l'Evangile, qui reprend le psaume 102/103 de dimanche dernier). C'est la tendresse et l'amour inchangé du père de l'Enfant-prodigue qui revient vers lui après avoir beaucoup péché de l'Evangile de Saint Luc (15, 11-32 - Evangile) après les deux autres "paraboles de la miséricorde": la brebis, puis la drachme perdues et retrouvées (vv. 4-10).

Dieu nous a réconciliés avec lui par le Christ (…). Dans le Christ il réconcilie le monde avec lui (1 Co 5, 18-19 – IIème lecture). Bien que Satan soit "son prince" qui a tenté Jésus au désert (Lc 4, 1-13 – 1er dimanche de Carême), le monde dont Jésus a mis en garde ses apôtres avant de mourir (Jean 15, 18-19) n'est pas haïssable en tant que tel parce que Jésus a vaincu le mal dans le monde (16, 33). Ce n'est pas une guerre que le Christ veut, mais il nous confie un ministère de réconciliation (1 Co 5, 18). Le sacrement de pénitence (reçu dans la confession des péchés) est justement nommé et de réconciliation dans le Catéchisme de l'Eglise Catholique (article 4, n° 1424). De cette réconciliation, nous sommes les ambassadeurs du Christ après nous être réconciliés nous-mêmes avec Lui; et Saint Paul nous conjure de le faire ! (1 Co 5, 20).

Voyez ! Qui regarde vers lui resplendira, sans ombre ni trouble au visage. Un pauvre crie; le Seigneur entend: Il le sauve de toutes ses angoisses… De toutes ses frayeurs, il le délivre (Psaume, str. 2 et 3).

Cette paix recherchée et retrouvée procure la joie: Laetare Jerusalem, Réjouissez-vous avec Jérusalem… Ainsi vous serez nourris et rassasiés de l'abondance de sa joie (Isaïe 66, 10-11 – Introït).

Le "dimanche rose" (*) nous fait entrevoir l'aurore d'un monde nouveau, celui de Pâques, de la Résurrection.

C'est la foi dans le Christ mort et ressuscité, vainqueur du monde et de l'enfer (cf. Jn 12, 31), que nous devons affermir et approfondir: Dieu qui avez réconcilié avec vous toute l'humanité en lui donnant son propre Fils, augmentez la foi du peuple chrétien, pour qu'il se hâte avec amour au-devant des fêtes pascales qui approchent… (Collecte)

Nous présentons dans la joie le sacrifice qui sauve notre vie (prière sur les offrandes), nous venons, le dimanche, unir au divin Sacrifice les sacrifices, le sacrifice de nos vies, pour qu'Il les prenne, les purifie et les sauve.

Il faut se réjouir, car ton frère qui était mort (par le péché dit, justement, "mortel") est revenu à la vie, lui qui était perdu, il est retrouvé ! (Lc 15, 32 – prière de la communion).

Goûtez et voyez comme est bon le Seigneur !

Abbé Christian LAFFARGUE.

(*) Le dimanche rose : Comme au milieu du Temps de l'Avent (le dimanche Gaudete), le Temps du Carême a son dimanche rose: le 4ème ou dimanche Laetare où le célébrant peut déposer les vêtements liturgiques violets pour revêtir le rose (Présentation Générale du Missel Romain, 2000, n°346, f).

Publié dans Bulletin dominical

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