Il les fit homme et femme… (Mc 10, 6) 27ème dim T.A.-B

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 4 octobre 2015

(Saint François d'Assise)

27ème dimanche du Temps de l'Année liturgique (B)

LES TEXTES DE LA MESSE

Il les fit homme et femme

(Marc 10, 6 – Evangile)

Au commencement de la création, il les fit homme et femme. A cause de cela, l'homme quittera son père et sa mère et s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. (Mc 10, 6-8).

C'est le rappel providentiel de la création voulue par Dieu, en ces temps où les hommes pervertis par leurs péchés veulent bouleverser l'ordre des choses et détruire l'œuvre du Créateur. Ne voulant pas se soumettre à la réalité, à l'évidence même, à la loi naturelle qui éclaire rationnellement toute personne de bonne volonté (quelle que soit sa religion d'ailleurs), l'homme perverti veut se faire Dieu pour détruire l'œuvre de Dieu.

C'est Satan qui redit sans cesse ce qu'il a suggéré à Eve: Non, vous ne mourrez pas, vous serez comme des dieux connaissant le bien et le mal (en introduisant la désobéissance, le péché, dans la Création) (Genèse 3, 4-5).

Notre-Seigneur est venu sur la terre "pour rendre l'homme et la femme à eux-mêmes", tel que Dieu l'avait voulu à l'origine. A cause de la dureté de leur cœur, Moïse avait permis la répudiation (Deut 24, 1) (Mc 10, 3-4). Mais Jésus revient à la loi primitive. L'homme et la femme sont faits pour s'unir, pour fonder un nouveau foyer en quittant leurs parents. C'est ce qu'on appelle le mariage. Dès l'origine de la vie humaine sur terre.

Ce n'est qu'après, que le Christ "l'a élevé à la dignité de sacrement" au seuil de sa vie publique, en changeant l'eau en vin aux noces de Cana, premier miracle fait à la demande de sa Mère. Le Seigneur rappelle l'indissolubilité du mariage: Donc, que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a uni (Mc 10, 9). Et comme les disciples veulent discuter sur ce sujet, le Seigneur accuse d'adultères ceux qui divorcent et se remarient (vv. 11-12) (Cf. aussi le Catéchisme de l'Eglise Catholique, nn. 1612 à 1615).

Ce n'est pas pour rien que se trouve, à la suite, l'épisode des petits enfants bénis par Jésus (sauf dans la "lecture brève" de cet Evangile). Laissez venir à moi les petits enfants, ne les empêchez pas, car le Royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent (…) . Et, les prenant dans ses bras, il les bénissait en leur imposant les mains (Mc 10, 14-16 et // Mt 19, 13-14; Lc 18, 15-17). Laissez venir à moi les petits enfants… Laissez-les vivre, ne les empêchez pas de naître à la vie naturelle, à la vie surnaturelle par le baptême et l'éducation religieuse (le catéchisme); ne les pervertissez pas, ne les abandonnez pas, seuls, à la maison ou dans la rue; ne les tuez pas !

Le Christ, nouvel Adam, a relevé l'homme et la femme de leurs péchés par sa Passion et par sa mort. Il les a sanctifiés, celui qui sanctifie (Hébreux 2; 9, 11 – IIème lecture). Ainsi, à l'image du Dieu fidèle, aimant et pardonnant, fécond en grâces, l'homme et la femme, sanctifiés, pourront, à leur tour être fidèles, s'aimer et se pardonner, être féconds.

Ta femme sera dans ta maison comme une vigne généreuse; et tes fils, autour de la table, comme des plants d'olivier. Voilà comment sera béni l'homme qui craint le Seigneur… (Psaume 127/128; str. 2 et 3)

Abbé Christian LAFFARGUE.

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