1er novembre: Toussaint - 2 nov.: les défunts.

Publié le par Abbé C. Laffargue

Honorons et fêtons les Saints, et prions pour que beaucoup les rejoignent !

1er (Toussaint) et 2 novembre (Tous les fidèles défunts)

"Nous fêtons aujourd'hui la Cité du Ciel, notre mère la Jérusalem d'en-haut; c'est là que nos frères les saints, déjà rassemblés, chantent sans fin ta louange. Et nous, qui marchons vers elle par le chemin de la Foi, nous hâtons le pas, joyeux de savoir dans la lumière ces enfants de notre Eglise que tu nous donnes en exemple" (Préface de la Messe du 1er novembre).

Oui, nous devons hâter le pas vers la Jérusalem céleste (comme l'orientation de nos églises) où nous attendent et nous appellent ceux qui ont été de vrais disciples du Christ "qui ont renoncé à eux-mêmes, qui ont pris leur croix et qui l'ont suivi" (Mt 16,24-Mc 8,34-Lc 9,23).

Ils ont identifié leur vie à celle du Sauveur et ils nous pressent de faire de même malgré les incompréhensions, les oppositions et une société qui se détourne du Ciel pour se tourner vers l'enfer avec ses monstres et ses squelettes hideux ! C'est le royaume des ténèbres alors que, dès ici-bas, unis à la Sainte Trinité par la grâce des sacrements, nous sommes déjà dans la joie intérieure de Pâques et de la Pentecôte!

"La vie des saints est un modèle pour nous, c'est une famille avec laquelle nous sommes en communion et leur intercession auprès de Dieu, un appui." (Ière préface des Saints)

Mais l'Eglise ne sépare pas les Saints de ceux qui ne sont pas encore auprès de Dieu et pour lesquels, si vraiment nous les aimons, nous devons inlassablement prier dans "la communion des saints". Malgré certaines apparences, nous ne savons pas qui a accepté, même au dernier moment, de se reconnaître pécheur et de demander pardon et miséricorde à Dieu, ou qui les a obstinément refusés…

Relisons le Catéchisme de l'Eglise Catholique : "Ceux qui meurent dans la grâce et l'amitié de Dieu (1) mais imparfaitement purifiés (2) souffrent après leur mort une purification afin d'obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du Ciel. L'Eglise appelle purgatoire cette purification finale des élus qui est tout à fait distincte du châtiment des damnés" (C.E.C. n°1031) (3)

Comment alors aider ces âmes qui ne peuvent plus rien faire pour elles-mêmes alors qu'elles pouvaient tout tant qu'elles étaient libres sur la terre ? Par nos prières, et, surtout, la grande prière d'intercession du Christ vers son Père: la MESSE; en faisant célébrer des messes pour nos défunts

"Dès les premiers temps, l'Eglise a honoré la mémoire des défunts et offert en particulier le sacrifice eucharistique afin que, purifiés, ils puissent parvenir à la vision béatifique de Dieu"

(C.E.C. n°1030-1032)

C'est la Vertu théologale d'Espérance qui est au cœur des mystères que nous allons célébrer en citant Saint Paul: "Gardons, indéfectibles, la confession de l'Espérance, car celui qui a promis est fidèle" (He 10,23) et Ste Thérèse de Jésus, cités tous deux dans le Catéchisme (n°1817-1821) : "Espère, ô mon âme, espère. Tu ignores le jour et l'heure. Veille soigneusement, tout passe avec rapidité (…) Songe que plus tu combattras, plus tu prouveras l'amour que tu portes à ton Dieu, et plus tu te réjouiras un jour avec ton Bien-Aimé, dans un bonheur et un ravissement qui ne pourront jamais finir."

Abbé Christian LAFFARGUE.

(1) Ceux qui sont "en état de grâce", c'est-à-dire qui n'ont sur la conscience aucun péché mortel qu'ils n'aient déjà confessés ou, au moins, regrettés avec larmes (cf. C.E.C. n°1452)

(2) La faute est effacée, mais la peine demeure, au moins en partie. Il faut donc la réparer, l'expier (cf. C.E.C. la satisfaction, n° 1459-60).

(3) Jean-Paul II à l'évêque d'Autun pour le millénaire de la commémoration des fidèles défunts instaurée par Saint Odilon, Vème Abbé de Cluny en 998.

Publié dans Bulletin dominical

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