La loi du Seigneur est joie pour le cœur (Ps 18 B)-26ème dim du T.A.-B

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 27 septembre 2015

(Saint Vincent de Paul)

26ème dimanche du Temps de l'Année liturgique (B)

LES TEXTES DE LA MESSE

La loi du Seigneur est joie pour le cœur

(Refrain du psaume 18 B)

La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie (v. 8). Dimanche dernier, la Collecte nous rappelait que la loi consiste à aimer Dieu et son prochain. C'est une loi exigeante mais une loi d'amour.

La charte du Seigneur est sûre (et) rend sages les simples (ou elle donne aux simples la sagesse. Bible des peuples) poursuit le psalmiste. La crainte qu'Il inspire est pure (... est un diamant. B. des P.) car les décisions du Seigneur sont justes (v. 10). Préserve aussi ton serviteur de l'orgueil, qu'il n'ait sur moi aucune emprise... (v. 14).

Les riches qui font un mauvais usage de leur richesse sont des orgueilleux et l'apôtre saint Jacques leur donne un sérieux avertissement (IIème lecture) : Pleurez, lamentez-vous sur les malheurs qui vous attendent. Vos richesses sont pourries, vos vêtements mangés par les mites, votre or et votre argent sont rouillés... Votre chair sera dévorée comme un feu. Vous avez amassé des richesses, alors que nous sommes dans les derniers jours ! (Vous avez thésaurisé jusqu'aux derniers jours ! Trad. Crampon) (Jc 5, 1-3). Ce qu'on constate, hélas, bien souvent, même chez les chrétiens qui ne devraient se préoccuper que de leur salut éternel et qui s'accrochent à la vie terrestre, comme s'ils ne devaient pas, ne voulaient pas mourir ! Quel manque de foi et de désir de Dieu (l'Espérance) !

Notre-Seigneur est aussi radical sur ceux qui scandalisent les petits qui croient en Lui (Marc 9; 42 – Evangile. Cf aussi Mt 18, 6, texte parallèle). Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la... Si ton pied..., coupe-le. Si ton œil..., arrache-le. Mieux vaut entrer manchot dans la vie éternelle, estropié, borgne que de s'en aller dans la géhenne où le feu ne s'éteint pas (1) avec ses deux mains, ses deux pieds, ses deux yeux (vv. 43-47). (2)

Pour revenir à l'humilité, aux enfants et à l'esprit d'enfance, le texte parallèle de saint Matthieu mentionne les anges gardiens : Prenez garde de mépriser aucun de ces petits, car je vous dis que leurs anges dans les cieux voient constamment la face de mon Père qui est dans les cieux. (Mt 18, 10)

A quelques semaines de la canonisation des parents de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et dans le diocèse où elle est née, a été baptisée et fait sa première communion (à Alençon), comment ne pas évoquer la petite voie bien droite, bien courte, toute nouvelle pour aller au Ciel de la "petite Thérèse", citant le livre des Proverbes: Si quelqu'un est tout petit, qu'il vienne à moi (Pv 9, 4) (à Mère Marie de Gonzague, 1897).

Restons vigilants. Ne nous laissons pas séduire par les illusions du monde et les discours rassurants –même dans les églises - qui ne sont pas la réalité, qui ne sont pas de Dieu, qui ne l'ont jamais été. Le Seigneur est autrement clair ! Contre les manœuvres du diable, prenez le glaive de l'Esprit écrit saint Paul aux Ephésiens (6, 17) et l'auteur de l'épître aux hébreux : La parole de Dieu est plus acérée qu'aucun glaive à double tranchant (He 4, 12). Ce n'est pas du pipi de chat, de l'eau tiède, du brouillard et de la fausse lumière. Tout cela est mensonge et, en réalité, manifeste du mépris et du peu d'amour que les pasteurs du troupeau ont envers les brebis qui leur ont été confiées pour les protéger des loups rapaces et les mener aux verts pâturages du Ciel... (Cf Mt 7, 15 et Jn 10, 12-13)

La loi du Seigneur est joie pour le cœur...

Abbé Christian LAFFARGUE.

(1) La géhenne de feu : l'enfer. Cf le Catéchisme de l'Eglise Catholique, l'enfer, nn. 1033-1037.

L'enfer éternel pour ceux qui meurent en état de péché mortel (1035). "Ignorants du jour et de l'heure, il faut que, suivant l'avertissement du Seigneur, nous restions constamment vigilants pour mériter, quand s'achèvera le cours unique (pas de réincarnation ! Ndlr) de notre vie terrestre, d'être admis avec Lui aux noces et comptés parmi les bénis de Dieu, au lieu d'être, comme de mauvais et paresseux serviteurs, écartés par l'ordre de Dieu vers le feu éternel, vers ces ténèbres du dehors où seront les pleurs et les grincements de dents."

(n° 1036, citation du Concile Vatican II, const. apost. Lumen gentium, n° 48).

(2) On pense au rituel de l'Extrême Onction dans l'ancien rituel (utilisé par les prêtres qui suivent la forme extraordinaire du rite romain de la Messe). Avec l'huile des malades ou huile sainte - oleum sanctum - le prêtre fait des onctions en forme de croix sur les paupières des yeux, sur les lobes des oreilles, sur les narines, les lèvres, les mains (dans les paumes, sur le dos pour les prêtres qui ont déjà reçu l'onction du saint Chrême à l'intérieur) et les pieds, en disant : Par cette sainte onction et par sa très clémente miséricorde, que le Seigneur vous pardonne les fautes que vous avez commises par... (les yeux, la bouche, les mains, les oreilles pour les mauvaises paroles entendues, les narines pour les mauvaises odeurs respirées - au sens figuré -, les pieds pour les mauvais chemins empruntés).

Dans le nouveau rituel de l'Onction des malades (l977) – malades en danger de mort (cf Catéchisme, n° 1514) - en vigueur aujourd'hui, le prêtre est invité à "faire une onction sur le front et une autre à l'intérieur des mains en disant: "Par cette onction sainte, que le Seigneur, en sa grande bonté, vous réconforte par la grâce de l'Esprit Saint – Ainsi, vous ayant libéré de tout péché, qu'il vous sauve et vous relève."

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