Assomption (L') de la Sainte Vierge Marie

Publié le par Abbé C. Laffargue

Assomption de la Sainte Vierge MARIE

Patronne principale de la France, solennité

Un signe grandiose apparut dans le ciel :

une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds et, sur la tête, une couronne de douze étoiles.

(Apocalypse 12 – Introït de la Messe).

C’est la glorification de la Vierge MARIE, la nouvelle Eve, qui est montée au Ciel en son corps et en son âme comme l’Église l’a toujours cru dès les Vème et VIème siècles lorsque l’approfondissement de la Foi (du « dépôt révélé ») et de la théologie se sont affirmés et comme l’a précisé infailliblement le Pape Pie XII, dans la proclamation du dogme, le 1er novembre 1950.

L’Eglise ayant précisé, par le Pape Pie IX le 8 décembre 1854, que la Bienheureuse Vierge Marie avait été, dès sa conception, préservée du péché originel (le dogme de l’Immaculée Conception), Elle ne pouvait en subir la conséquence : la corruption du corps. Elle ne pouvait non plus commettre aucun péché, ni véniel, ni mortel.

Achevant le cours de sa vie terrestre et sa mission, Elle ne pouvait que s’endormir pour toujours et rejoindre son fils, le Père dont elle était éminemment la Fille, et le Saint-Esprit, dont elle était l’Epouse immaculée.

Elle ne pouvait que rejoindre l’archange Gabriel qui était venu en ambassade auprès d’elle sur la terre, envoyé du Ciel, et les Anges dont Elle était la reine puisque comblée –pleine- de grâce.

MAGNIFICAT ! Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit exulte en Dieu mon sauveur.

Il s’est penché sur son humble servante : désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est Son Nom ! Ce sont les paroles du Saint-Esprit dans la bouche de la Vierge Marie, prononcées lors de la scène de la Visitation - le deuxième mystère joyeux du Rosaire – dans l’Evangile de la fête. (St Luc 1, 46-49)

Un autre signe était apparu dans le Ciel nous dit Saint Jean : un énorme dragon rouge du sang des morts violentes, du feu des incendies provoqués par les violences et les haines, du feu de l’enfer sur la terre et dans l’éternité : avec les têtes des intelligences révoltées contre Dieu et contre Son Eglise, contre la Vierge, avec les cornes pour frapper, pour blesser, pour piquer …

L’apôtre saint Jean précise encore dans ce texte de l’Apocalypse, que, sur chaque tête est un diadème : ce sont les couronnes de ceux qui se font rois, qui s’érigent en potentats d’une pensée qui se fait dictature, des mœurs qu’ils dissolvent, des oppositions qu’ils fomentent …

Sa queue – poursuit le texte – balayait le tiers des étoiles du Ciel pour les précipiter sur la terre.

Les Pères de l’Eglise ont vu là la révolte du tiers – du tiers ! – des anges qui se sont opposés à Dieu, à la suite du révolté par excellence : l’archange Lucifer, le démon, Satan.

Le dragon se tenait devant la femme qui allait enfanter afin de dévorer l’enfant dès sa naissance. (Apoc. 12, 3-4). Mais le salut, la puissance et la royauté sont revenus à Dieu et à l'autorité de son Christ. (v. 10)

Et c'est le Christ, nouvel Adam, issu en son humanité de Marie, la nouvelle Eve, qui détruira toutes les puissances du mal, qui mettra ses ennemis, et la mort, sous ses pieds (1 Co 15, 20-27 – IIème lecture).

Parfaite image de l'Eglise à venir, aurore de l'Eglise triomphante, la Vierge Marie, Mère de Dieu, guide et soutient l'espérance du peuple de Dieu encore en chemin (Préface de la Messe)

Aujourd'hui s'est ouverte la porte du paradis: Marie est entrée dans la gloire de Dieu; exultez dans le ciel, tous les anges ! (verset de l'Alleluia).

Abbé Christian LAFFARGUE

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