Notre foi a vaincu le monde. (1 Jn 5, 4 – IIème lecture)

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 12 avril 2015

Dimanche dans l'octave de Pâques ou de la divine Miséricorde

LES TEXTES DE LA MESSE

Notre foi a vaincu le monde.

(1 Jean 5, 4 – IIème lecture)

La victoire qui a vaincu le monde, c'est notre foi. C'est celui qui croit que Jésus est le Fils de Dieu.

Ces affirmations sont claires, exigeantes et réconfortantes à la fois. En effet, nous avons tous été baptisés au pied de la croix, le Vendredi-saint : par l'eau et par le sang (v. 6) jaillis du cœur de Jésus transpercé par la lance du soldat romain. Car l'eau du baptême n'est rendue efficace dans l'âme que par la force, la grâce, du sacrifice du Christ offert à son Père pour qu'Il nous regarde avec faveur, pour qu'Il exerce Sa miséricorde.

Dans Dieu ou rien le Cardinal Sarah dit ceci: En Dieu, la miséricorde se fait "pardon" qui est le visage le plus marquant de l'amour de Dieu pour l'homme.* Et ce pardon, centre du message évangélique, n'est possible que parce qu'il nous est donné par l'Esprit qui est la vérité (1 Jn 5, 6). Dans le verset suivant (non retenu), Saint Jean écrit: Il y en a trois qui rendent témoignage: l'Esprit, l'eau et le sang, et ces trois ne font qu'un (v. 7).

Dans le chapitre précédent, l'apôtre bien-aimé dit : Aimons-nous les uns les autres, puisque l'amour vient de Dieu (...). Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car Dieu est amour. (1 Jn 4, 7-8).

De ce fait, il est admissible qu'un chrétien, disciple du Christ, entretienne des rancoeurs, des sortes de haines froides, des oppositions absolues envers quiconque, etc. !

L'apôtre Thomas n'avait pas voulu croire le témoignage de Pierre et des autres qui avaient vu et reconnu le Christ ressuscité au soir de Pâques. Il ne croyait pas parce qu'il ne voulait pas croire, ou à ses conditions : Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous...(Jean 20, 25 – Evangile). Il voulait voir et sentir, or, la foi n'est pas d'ordre sensible. Cependant, dans sa miséricorde - car Thomas souffrait et était désemparé - le Christ va lui apparaître, spécialement, le dimanche suivant, pour le délivrer du doute et nous faire la leçon : Approche ton doigt..., avance ta main..., cesse d'être incrédule, mais croyant. (...) Heureux ceux qui croient sans avoir vu ! (vv. 27, 29).

Pour croire et pour aimer il faut une purification. Il faut enlever, effacer les obstacles intérieurs que sont les péchés. Voilà pourquoi, après leur être apparu, Jésus les envoie. Puis, il souffle sur eux et leur dit: "Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus" (vv. 22-23). Seule la confession sacramentelle peut délivrer l'âme et en chasser le démon.

La paix et la joie, fruits du Saint-Esprit et de la Résurrection (Jésus donne la paix à ses apôtres et ils sont dans la joie !), chassent la tristesse des âmes qui ont laissé le Mal l'obscurcir, la tromper, l'envahir. Ouvrez votre cœur à la joie, rendez grâce à Dieu qui vous a appelés à entrer au ciel dans son royaume (2ème Introït).

Dieu de miséricorde infinie, tu ranimes la foi de ton peuple par les célébrations pascales; augmente en nous ta grâce pour que nous comprenions toujours mieux quel baptême nous a purifiés, quel Esprit nous a fait renaître, et quel sang nous a rachetés.

(Collecte)

Abbé Christian LAFFARGUE.

* Dieu ou rien, entretien sur la foi. Ed Fayard, 2015, p. 295 (cf supplément au Bulletin dominical du 15 mars)

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