Je connais mes brebis... (Jn 10, 14) 4ème de Pâques.

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 26 avril 2015

4ème dimanche de Pâques (B)

Journée mondiale de prière pour les vocations.

LES TEXTES DE LA MESSE

Je connais mes brebis...

(Jean 10, 14 – Evangile)

...et mes brebis me connaissent dit le bon pasteur dans l'allégorie du bon pasteur (ou berger) dans l'Evangile selon saint Jean que nous méditons aujourd'hui. C'est la connaissance et la reconnaissance du Père dans son Fils Jésus, Jésus de Nazareth crucifié et ressuscité (cf Actes des apôtres 4, 10 – Ière lecture), qui est le fondement de notre Foi. Le Père connaît le Fils et le Fils connaît le Père (Jn 10, 15). Le Père se complaît en son Fils bien-aimé dira sa voix au baptême de Jésus (Matthieu 3, 17) et lors de la transfiguration en ajoutant: Ecoutez-le ! (Mt 17, 5). Dans le beau passage du chapitre 14 de Saint Jean (Jésus, chemin vers le Père), à Thomas qui se demandait où Jésus pouvait bien les conduire, Il lui répondit: Je suis le chemin, la vérité et la vie; nul ne va au Père que par moi. A Philippe qui lui demandait de leur montrer le Père, Jésus répondra: Celui qui m'a vu a vu le Père... Je suis dans le Père et le Père est en moi (Jn 14; 6, 8, 9 >14).

Jésus n'est pas seulement le bon – et le vrai – pasteur, mais Il est aussi la pierre d'angle et qu'en nul autre que Lui il n'y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom ne puisse nous sauver (Actes 4, 11-12).

Voilà pourquoi il est nécessaire qu'il y ait beaucoup de pasteurs, c'est-à-dire des prêtres, autres Christs, configurés au Christ par le sacrement de l'Ordre, pour conduire les âmes vers le Ciel, pour les défendre contre les loups et les faux pasteurs. Le Catéchisme dit ceci : "En vertu du sacrement de l'Ordre les prêtres participent aux dimensions universelles de la mission confiée par le Christ aux apôtres. Le don spirituel qu'ils ont reçu dans l'ordination les prépare, non pas à une mission limitée et restreinte, mais à une mission de salut d'ampleur universelle, jusqu'aux extrémités de la terre (Conc. Vat. II, Presbyterorum ordinis, n°10)" (1).

Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit... (Matthieu 28, 19-20)

Le bon pasteur a le souci des brebis qui ne sont pas de cette bergerie. Pourquoi ? Parce que sans Lui, elles ne pourront pas être sauvées (2), elles ne connaîtront jamais le Père, Dieu en tant que Père; elles n'entendront ni n'écouteront Sa voix; car il n'y a qu'un seul troupeau et qu'un seul pasteur (Jn 10, 16). Les brebis, les disciples du Christ ou chrétiens, sont appelés à entrer dans la relation d'amour qui unit le Père au Fils, envoyé pour s'incarner, prendre une chair humaine, pour donner sa vie (v. 17) afin de protéger et de libérer les brebis des mercenaires qui les abandonnent aux loups (vv. 12-13).

C'est une prière de confiance et d'abandon qu'élève le psaume (117) de la Messe :

Rendez grâces au Seigneur car Il est bon, éternel est Son amour !

Mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur que de compter sur les hommes; mieux vaut s'appuyer sur le Seigneur

Que de compter sur les puissants !

Je te rends grâces car Tu m'as exaucé : Tu es pour moi le salut.

Et la Collecte : Que le troupeau parvienne, malgré sa faiblesse, là où son Pasteur est entré victorieux.

Abbé Christian LAFFARGUE.

(1) Catéchisme de l'Eglise Catholique, n° 1565.

(2) "Tout homme qui, ignorant l'Evangile du Christ et son Eglise, cherche la vérité et fait la volonté de Dieu selon qu'il la connaît, peut-être sauvé. On peut supposer que de telles personnes auraient désiré explicitement le Baptême si elles en avaient connu la nécessité." (C. E. C. n° 1260)

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