Il guérit les cœurs brisés... (Ps. 146, 3)-5ème dim du T.A.-B

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 8 février 2015

5ème dimanche du temps de l'Année liturgique (Année B)

LES TEXTES DE LA MESSE

Il guérit les cœurs brisés

et soigne leurs blessures.

(Ps. 146, 3)

La plainte du saint homme Job dans une atmosphère désespérée est déchirante (deuxième discours, chap. 6 et 7) touche notre âme car elle a été ou est peut-être la nôtre, ou bien encore est-elle celle de personnes que nous connaissons... Vraiment, la vie de l'homme est une corvée... Je n'ai en partage que le néant, je ne compte que des nuits de souffrance... Le soir n'en finit pas, je suis envahi de cauchemars... (Jb 7; 1, 3, 4 – Ière lecture). Mais la grande différence envers beaucoup, c'est que cette plainte est tournée vers Dieu: Souviens-toi, Seigneur... (v. 7). Dieu se manifestera à Job et lui répondra (chap. 38-41) et le saint homme Le reconnaîtra et regrettera de s'être laissé aller: J'ai parlé sans comprendre tes desseins qui me dépassent... Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant mes yeux t'ont vu, c'est pourquoi je me repens...(42, 3-6).

Dans l'Evangile, Jésus effectue beaucoup de guérisons, que nous avons suivies toute la semaine. D'abord, la belle-mère de Simon. Jésus, le Verbe incarné, intervient concrètement: Il s'approche, la saisit par la main, la fait lever. Les sacrements, qu'Il instituera, auront toujours pour composante essentielle la matière (avec la forme et l'intention). La fièvre la quitte et sert Jésus et ses apôtres. Tout est précis et concret, gage de réalité et de vérité. (Marc 1, 31) Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladie, et il expulsa beaucoup de démons qu'Il empêche de parler parce qu'ils savaient, eux, qui il était. (v. 34)

Nous avons déjà parlé de la foi (tout-à-fait catholique !) des démons dans le précédent Bulletin (1er février, § 4).

Jésus n'est pas un activiste des actions humanitaires, par ses miracles il agit en tant que Dieu mais pour amener les gens à son Père. Il guérit les corps pour que les cœurs s'ouvrent à la Vérité et Le rencontrent. Parfaitement homme, se levant bien avant l'aube, il sortit et se rendit dans un endroit désert, et là il priait. (v. 35) Il se soustrait au monde pour prier pour lui. Tout le monde le cherche, mais il veut aller ailleurs, dans les villages voisins afin d'y prêcher aussi, d'y proclamer l'Evangile; car c'est pour cela que je suis sorti. (vv. 36-38)

Comme les apôtres, comme Saint Paul, nous avons la même mission donnée au baptême: Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Evangile ! (1ère épître aux Corinthiens 9, 16 – IIème lecture). C'est une mission qui m'est confiée (v. 17) Il précisera aux Colossiens que cette charge que Dieu lui a confiée en leur faveur est celle d'annoncer pleinement la parole de Dieu (1, 25). Précisons que pour une annonce officielle et sûre, sûre pour la foi et la sainteté des auditeurs, il faut le mandat de l'Eglise donné au Nom du Christ. Enseigner est l'un des trois pouvoirs et devoirs reçus (avec le pouvoir de gouverner et de sanctifier). D'où le magistère du Pape et des évêques unis à lui, qui, en matière de foi et de morale, oblige. (cf "Magistère" dans la table analytique du Catéchisme de l'Eglise Catholique)

Tout cela se fait avec bonté et douceur...

Dans ton amour inlassable, Seigneur, veille sur ta famille...(Collecte). Bénissons le Seigneur qui guérit nos blessures ! (refrain du psaume). Il guérit les cœurs brisés et soigne leurs blessures (Psaume 146). Le Christ a pris nos souffrances, Il a porté nos maladies (refr. de l'Alleluia)

Heureux ceux qui pleurent: ils seront consolés ! (Mt 5, 5 – Prière avant la communion).

Oui, consolés... Guéris... Et la fièvre la quitta... (Evangile)

Abbé Christian LAFFARGUE.

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