Nous avons trouvé le Messie ! (Jn 1, 41) 2ème dim-B

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 18 janvier 2015

2ème dimanche du temps de l'Année liturgique

Année B – Semaine de l'unité des chrétiens

LES TEXTES DE LA MESSE

Nous avons trouvé le Messie !

(Jean 1, 41 – Evangile)

Cette scène de l'appel des premiers disciples après le baptême de Jésus et la manifestation de la sainte Trinité (vv. 32-34) est très touchante. Voici l'Agneau de Dieu proclame Jean-Baptiste en posant son regard sur Jésus (v. 36). Et c'est en l'entendant (tout se fait par témoignage crédible et par transmission qu'on appellera tradition) qu'André et Jean suivirent Jésus. Ils désiraient la venue du Messie, c'est pour cela qu'ils ne manquèrent pas le rendez-vous avec la présence de Dieu, le rendez-vous de la grâce. Par étapes. Où demeures-tu ? (v. 38). Question concrète. Ils vont, ils voient et ils restent une journée avec Lui (v. 39). C'est après, qu'André ira trouver Simon en affirmant: Nous avons trouvé le Messie ! La certitude est claire, la foi est là et, aussitôt, il la communique à son propre frère (v. 41) et l'amène à Jésus. Voilà déjà l'apôtre, l'évangélisateur !

La scène est belle : Posant alors son regard sur lui, Jésus lui dit: Tu es Simon...; tu t'appelleras Céphas (Kêpha en araméen, langue maternelle de Jésus), ce qui veut dire: Pierre (v. 42). Le fondement est déjà trouvé...

La foi est adhésion et soumission libre de sa volonté à la volonté de Dieu pour rencontrer et s'unir (c'est la charité) au Fils qui, Lui-même, a obéi à son Père pour être l'Agneau offert, par amour, en sacrifice...

Tu ne voulais ni offrandes, ni holocaustes...(ceux de l'Ancienne Loi qui avait été dévoyée de son sens), alors j'ai dit: Voici, je viens, pour faire Ta volonté. (Psaume 39, qui sera cité plus clairement encore dans l'épître aux Hébreux 10, 5-7). Disponibilité, prudence, puis foi et obéissance pour Samuel : Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ! (1 Sm 3, 10 – Ière lecture).

Dans la deuxième lecture – où l'on peut regretter que les réformateurs liturgiques n'aient pas commencé par le commencement du thème: le verset 12 et le 13 au complet - saint Paul traite du respect du corps et de la pureté:

Le corps n'est pas pour la débauche, il est pour le Seigneur, et le Seigneur est pour le corps (v. 13c). L'homme qui se livre à la débauche commet un péché contre son propre corps (qui n'a pas été fait pour cela) (v. 18). Et cette admirable déclaration, et même: révélation: Ne le savez-vous pas ? Votre corps est le temple du Saint Esprit (la nouvelle Traduction liturgique traduit: Votre corps est un sanctuaire de l'Esprit Saint) qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu; vous ne vous appartenez plus, car vous avez été rachetés à grand prix (v. 19).

C'est le contraire de l'immoralité dominante qui conduit nos contemporains à la tristesse et à la mort.

Cette mort provoquée par Satan et le péché qui nous écraseraient si Dieu n'avait pas envoyé son Fils pour nous libérer de ce qui nous asservit: Le corps n'est pas pour la débauche..., et Dieu, par sa puissance, a ressuscité le Seigneur et nous ressuscitera nous aussi (v. 14). C'est-à-dire, qu'Il vaincra en nous, que Lui seul peut vaincre en nous les démons de l'impureté si nous Le gardons en nous par la grâce.

L'unité des chrétiens pour laquelle nous sommes invités à prier en ce dimanche doit commencer par réaliser notre unité intérieure: celle du corps et de l'âme dans le Saint Esprit. Car c'est le péché qui crée et entretient les divisions et les ruptures: péchés de l'esprit (orgueil, jalousie, domination...) et péchés de la chair (on a le choix !).

Je vous invite à méditer la lecture des vêpres du jeudi après l'Epiphanie (c'était le 8 janvier) qui vaut pour cette unité désirée mais si peu réalisée :

Dieu est lumière, il n'y a pas de ténèbre en lui. Si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. (1 Jn 1, 5b-7 – Lecture des vêpres du jeudi après l'Epiphanie)

Abbé Christian LAFFARGUE.

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