Monte sur une haute montagne. (Is. 40, 9) 2ème de l'Avent

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 7 décembre 2014

2ème dimanche de l'Avent – Année B –

Temps liturgique de l'AVENT

LES TEXTES DE LA MESSE

Monte sur une haute montagne.

(Isaïe 40, 9 – Ière lecture)

En ce deuxième dimanche de l'Avent, nous sommes appelés à prendre un peu de hauteur... Afin que le souci de nos tâches présentes n'entrave pas notre marche à la rencontre du Fils de Dieu (Collecte). Là est l'essentiel: aller à la rencontre du Christ Jésus qui S'est incarné pour nous sauver. Mais nous ne serons pas sauvés malgré nous, sans notre désir de l'être, sans notre coopération. L'Eglise – dans la suite du texte – nous fait demander d'éveiller en nous cette intelligence du cœur qui nous prépare à l'accueillir pour nous faire entrer dans Sa propre vie. Le prophète Isaïe nous invite à monter sur une haute montagne et aussi à élever la voix avec force car nous portons la bonne nouvelle. Il insiste: Elève la voix, ne crains pas (Is. 40, 9). On est loin de la pusillanimité qui règne souvent: pas de vagues... Pas de mots qui fâchent, qui dérangent...!

Voici notre Dieu, voici le Seigneur Dieu ! Il vient avec puissance (v. 10). Mais aussi avec douceur et avec tendresse, marques du temps de Noël: Son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur, il mène les brebis qui allaitent (v. 11).

Il prend patience envers nous, car il ne veut pas en laisser quelques uns se perdre, mais il veut que tous parviennent à la conversion écrit l'apôtre Saint Pierre (1 Pe 3, 9 – IIème lecture). Cependant – et c'était l'Evangile de dimanche dernier: Mc 13, 35-36 – le jour du Seigneur viendra, comme un voleur (v. 10). Les bouleversements dans le ciel et sur la terre montreront que tout cela est en voie de disparition. Raison de plus pour vivre dans la sainteté et la piété (v. 11). En attendant cela, faites tout pour que vous soyez trouvés sans tache ni défaut, dans la paix (v. 14).

Si l'Eglise a choisi le début de l'Evangile (de Jésus-Christ) en saint Marc qui met en scène la figure de Saint Jean-Baptiste, c'est que le précurseur, pour préparer les voies du Messie, pour préparer les âmes de bonne volonté à accueillir, à entendre et à suivre le Sauveur, proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés (Mc 1, 4 – Evangile). Repentez-vous, le Royaume de Dieu est tout proche écrira St Matthieu (3, 2).

A nous aussi, il est demandé en ce début d'Avent d'entrer dans cette conversion pénitente*. En recevant le baptême de conversion, de repentir (trad. Osty), les habitants de la Judée et de Jérusalem reconnaissaient publiquement leurs péchés (Mc 1, 5). Il nous est beaucoup recommandé de nous confesser souvent et, plus particulièrement, avant la fête de la Nativité !

Alors, nous pourrons être "baptisés dans l'Esprit Saint" (v. 8) (et le feu ajouteront Mt 3, 11 et Lc 3, 16); c'est-à-dire, si nous sommes déjà baptisés, la grâce baptismale sera comme réveillée, ranimée, en nous; avec la grâce du sacrement de Confirmation (deux sacrements à caractère) et des autres sacrements: de mariage, de l'Ordre ou par les vœux de religion pour les religieux et religieuses...

Peuple de Dieu, voici que le Seigneur va venir pour sauver les hommes (Introït)

Apprends-nous, Seigneur, dans la communion à ce mystère, le vrai sens des choses de ce monde et l'amour des biens éternels (prière après la communion).

Abbé Christian LAFFARGUE.

* Sautant allègrement sur cette démarche de quatre semaines, voilà qu'ici et là on met des guirlandes de Noël, des enluminures, des décors illustrant la fête ! On prépare déjà les crèches ! C'est bien tôt, c'est trop tôt. C'est dommage.

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