Soyez dans la joie du Seigneur... (Ph 4, 4) 3ème de l'Avent

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 14 décembre 2014

3ème dimanche de l'Avent – Année B –

Dimanche Gaudete

LES TEXTES DE LA MESSE

Soyez dans la joie du Seigneur...

(Philippiens 4, 4 – Introït)

... soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche poursuit Saint Paul. C'est le dimanche Gaudete, réjouissez-vous, des premiers mots de l'Introït; le dimanche où le célébrant peut revêtir les ornements roses (cf les annotations liturgiques données dans le Bulletin du Ier dimanche), intermèdes à la tristesse du violet (comme au dimanche Laetare, 4ème dimanche du Carême). Dirigez notre joie vers la joie d'un si grand mystère, pour que nous fêtions notre salut avec un cœur vraiment nouveau dit la Collecte.

Aux Thessaloniciens, l'apôtre écrira: Soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâces en toutes circonstances: c'est la volonté de Dieu à votre égard dans le Christ Jésus (1 Th 5, 16-18 – IIème lecture).

Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. (Isaïe 61, 10 – Ière lecture)

Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur ! (le Magnificat, Luc 1, 46-47)

Pourquoi ? Ce n'est pas parce que "tout va bien", au contraire, on peut être humainement dans la souffrance, mais parce que la Bonne nouvelle nous est annoncée – si nous sommes assez humbles, assez pauvres pour l'entendre – : le Seigneur vient guérir ceux qui ont le cœur brisé, délivrer les captifs et libérer les prisonniers (et nous pouvons l'être, et même esclaves, de tant d'addictions, comme on dit aujourd'hui !) (Is. 61, 1) consoler ceux qui sont dans le deuil par l'huile de joie, pour revêtir un habit de fête au lieu d'un esprit abattu (versets 2-3 omis, ce qui est bien dommage pour la tenue vestimentaire et la mine triste et défaite des pratiquants actuels...).

Car il m'a vêtu des vêtements du salut, il m'a couvert du manteau de la justice comme le jeune marié orné du diadème, la jeune mariée que parent ses joyaux (v. 10. On pense au rituel du mariage des chrétiens d'Orient...).

C'est-à-dire, aussi, "revêtir un habit de lumière" qui sied aux âmes des baptisés, des sauvés. Nous n'attendons pas, comme les juifs, un Messie temporel, un triomphateur, mais un sauveur. C'est très clair dans le message de l'ange aux bergers, en la nuit de Noël: Je vous annonce le bonne nouvelle d'une grande joie... Il vous est né aujourd'hui un Sauveur qui est le Christ Seigneur... (Luc 2, 10-11 – Messe de la nuit de Noël).

Et Jean-Baptiste était venu pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui (Jean 1, 6 – Evangile). Le Verbe était la vraie Lumière qui éclaire tout homme en venant dans le monde (v. 9, omis).

A la demande des envoyés des juifs, il cite Isaïe: Je suis la voix de celui qui crie dans le désert: redressez le chemin du Seigneur (Is. 40, 3).

"La voix, c'est Jean, tandis que le Seigneur est la Parole: Au commencement était le Verbe (Jn 1, 1).

Jean, c'est la voix pour un temps; le Christ, c'est le Verbe au commencement, c'est le Verbe éternel" écrit Saint Augustin.

Donc: courage et confiance ! Mais luttons ! Nous attendons de la miséricorde de Dieu qu'elle nous empêche de céder à nos penchants mauvais et nous prépare aux fêtes qui approchent (après la communion).

Dites aux esprits abattus: prenez courage, ne craignez pas;

voici notre Dieu qui vient : il vient nous sauver (Is. 35, 4 – Prière avant la communion)

Mais à nous de nous laisser éclairer et sauver...

Abbé Christian LAFFARGUE.

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