1er dim. de l'Avent (B): Aller avec courage à la rencontre du Seigneur.

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 30 novembre 2014

1er dimanche de l'Avent – Année B –

Temps liturgique de l'AVENT

LES TEXTES DE LA MESSE

Aller avec courage à la rencontre du Seigneur.

(Collecte)

Le texte exact étant: Donnez à vos fidèles, Dieu tout-puissant, d'aller avec courage sur les chemins de la justice à la rencontre du Seigneur... "De la justice", c'est devenir juste, c'est-à-dire conforme à la volonté de Dieu, à son enseignement (sa Parole), à ses commandements. C'est être, dans la nouvelle Alliance, en union de charité avec Dieu : en état de grâce (sans péché mortel sur la conscience) (*).

C'est un Temps d'efforts et de pénitence, de conversion, de purification, comme l'indique la couleur violette des chasubles, étoles, voiles du calice, ambon, conopée; la suppression du Gloria, un usage de l'orgue modéré (cf "Le Temps de l'Avent", "Le chant pendant l'Avent"). Sauf au troisième dimanche (Gaudete). Temps d'attente joyeuse signifié par l'Alleluia (à la différence du Temps du Carême qui va vers la Passion et la crucifixion du Christ).

Il nous est demandé "de nous reconnaître pécheurs", de nous demander si, d'une manière ou d'une autre, nous n'avons pas erré hors des chemins de notre Père, de notre Rédempteur; si nous n'avons pas encore péché, si nous ne nous sommes pas égarés. Si nous ne serions pas comme des gens impurs dont les actes justes n'étaient que linges souillés. Si nous ne sommes pas desséchés comme des feuilles, et si nos fautes, comme le vent, ne nous emportent pas (Isaïe 63, 16; 64, 4-5 – Ière lecture). Comme aujourd'hui, personne n'invoque plus ton nom, nul ne se réveille pour prendre appui sur toi. Quand Isaïe écrit que Dieu nous a caché son visage et qu'll nous a livrés au pouvoir de nos fautes (64, 6), il faut entendre que ce n'est pas Lui qui se détourne, c'est nous qui ne voulons plus Le regarder, L'écouter, L'imiter, Le suivre; c'est nous qui nous sommes mis sous le pouvoir de nos fautes. Et comme Il nous laisse libres, Il nous laisse, en effet dériver (toujours prêt, cependant, à nous secourir, au moindre signe, au moindre appel de notre part !).

Car nous sommes riches, étonnamment riches des dons de Dieu ! Saint Paul le rappelle aux chrétiens de Corinthe, au tout début de la lettre qui nous a été transmise: Dans le Christ Jésus, vous avez reçu toutes les richesses, toutes celles de la parole et de la connaissance de Dieu. (...) Ainsi, aucun don de grâce ne vous manque, à vous qui attendez avec confiance la révélation de notre Seigneur Jésus Christ. (...) Car Dieu est fidèle, Lui qui vous a appelés à vivre en communion avec son Fils, Jésus Christ notre Seigneur. (1 Co 1, 4-7,9)

Les textes de cette Messe, loin de nous emmener déjà dans l'allégresse de Noël, sont assez austères et fort exigeants; ils nous ramènent au salut de nos âmes, à ce pour quoi le Fils S'est incarné (il sera intéressant d'entendre comment les prédicateurs vont les traiter, tels qu'ils sont, ou s'ils vont éviter à toute force de citer ce qui peut déplaire, c'est-à-dire tout).

L'Evangile (nous entrons dans celui selon Saint Marc, année B, après St Matthieu), en son chapitre 13, après le discours apocalyptique sur la fin des temps, les divisions, les guerres et les destructions (y compris le Temple, v. 2), l'abomination de la désolation (v. 14), Jésus les avertit et nous avertit: Prenez garde, restez éveillés: car vous ne savez pas quand ce sera le moment... Veillez donc, car vous ne savez pas quand vient le maître de la maison...; s'il arrive à l'improviste, il ne faudrait pas qu'il vous trouve endormis. Ce que je vous dis là, je le dis à tous: Veillez ! (vv. 33, 35-37). La première Préface de l'Avent précise que le Christ est déjà venu mais qu'Il viendra de nouveau, revêtu de Sa gloire, termes que la Bénédiction solennelle reprend: Vous croyez que le Fils de Dieu est venu dans ce monde et vous attendez le jour où il viendra de nouveau...

Plus que jamais, allons avec courage sur les chemins de la justice à la rencontre du Seigneur pour qu'à l'heure du jugement, nous soyons appelés à entrer en possession du royaume des cieux (Collecte).

Vers toi, Seigneur, j'élève mon âme... (Ps 24, 1 – Introït).

Viens nous sauver. Dieu de l'univers, fais-nous revenir; que ton visage s'éclaire et nous serons sauvés ! (Ps. 79; 3 et 4 qui est son refrain)

Abbé Christian LAFFARGUE.

(*) Cf le C.E.C., n°1446: la confession et le n°1385: conditions pour communier.

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