La concélébration. La communion dans la main.

Publié le par Abbé C. Laffargue

Livres recommandés :

- Surtout pour les prêtres: La concélébration eucharistique. Du symbole à la réalité.

Par Mgr Guillaume Derville*. Préface du Cardinal Antonio Cañizares, préfet de la Congrégation romaine pour le Culte divin et la Discipline des sacrements. Ed. Wilson&Lafleur, Montréal, 2011, 120 p., 13 €

*Prélat de l'Opus Dei, docteur en théologie, professeur de théologie dogmatique au Collège romain de la Sainte Croix.

Un confrère diocésain se plaignait récemment d'une dictature de la concélébration, car nous avons partout beaucoup de peine à célébrer la messe "seuls" à une autre heure que celle de la (con-) célébration officielle, en particulier lors des déplacements ou voyages, et ceci dans toute l'Eglise latine (même à Rome). On vous regarde avec suspicion et une grande méfiance... Quelquefois, on vous concèdera une table, une salle paroissiale, un coin, mais jamais l'un des beaux autels qui ornent les églises...! Je remplirais des pages pour vous raconter des anecdotes ! Voici la dernière, en Bretagne, le 15 août, où le curé contacté (et que j'avais déjà rencontré), d'une part ne voulait pas annoncer de messe supplémentaire dans l'une de ses églises (malgré le nombre des fidèles en cette période estivale en la solennité de l'Assomption) et, finalement, concédait une église dont je connaissais le sacristain, mais en recommandant "de fermer les portes pour ne pas être dérangé" (!). Finalement, comme d'habitude, j'ai célébré sur la commode du salon de la maison où j'étais reçu...

Sur la disponibilité d'un prêtre pour confesser (lien entre Eucharistie et sacrement de Pénitence et note 170) avant et pendant la Messe si nécessaire, lire les pages 56 à 58 avec les notes. Sur le fait que seul le prêtre qui préside la concélébration effectue un certain nombre de gestes: il prend le pain; il élève l'hostie consacrée et la montre aux fidèles; il s'agenouille; il rompt le pain consacré et lit les textes liés à l'identité sacerdotale, etc.; lire les pages 91 à 93. Ab. L.

- pour tous : Corpus Christi. La communion dans la main au cœur de la crise de l'Eglise par Mgr A. Schneider, évêque auxiliaire de l'archidiocèse d'Astana, capitale du Kazakhstan. Préface (pour l'édition française) du Cardinal Raymond Leo Burke, préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique à Rome. Editions "Renaissance catholique" (Hauts-de-Seine), 2014. (Libreria Editrice Vaticana, 2013, pour l'édition italienne). 108 p., 13 €.

Le sous-titre donne la ligne directrice de l'ouvrage. Le récit de l'apparition de l'Ange aux Bienheureux enfants de Fatima en 1916 qui les communia au corps et au sang du Christ est à la page 61 (la prière qu'il leur apprit est à la p. 95 où l'on découvre aussi les Litanies de la Sainte Hostie). La lettre de Saint François d'Assise sur tout le respect et tout l'honneur qu'on doit témoigner au Corps et au Sang très saints de notre Seigneur Jésus-Christ est aux pages 102 et 103.

A propos des paroles du Christ: accipite et manducate (Prenez et mangez) en Matthieu 26, 26:

"La parole accipite, rendue dans tous les textes grecs par lambanein ne signifie pas toucher avec la main, mais bien l'action de recevoir. Accipere (lambanein) se trouve aux passages suivants: C'est l'esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir (Jean 14, 17); Recevez l'Esprit-Saint (Jn 20, 22), etc. Dans le cas de la sainte Communion, accipite ne signifie pas: Prenez avec la main de façon extérieure mais d'une attitude profondément spirituelle: Recevez le sacrement eucharistique avec le cœur, avec l'âme et aussi, évidemment, avec le corps mais de façon convenable, sur la langue et à genoux."

(pp. 67-68)

Ab. L. (Bulletin dominical du 21 sept. 2014)

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