"Je suis la résurrection et la vie." (Jean 11, 25)

Publié le par Abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 2 novembre 2014

Commémoration de tous les fidèles défunts

LES TEXTES DE LA MESSE

Je suis la résurrection et la vie.

(Jean 11, 25 – Antienne de communion)

Ce sont les paroles de Jésus à Marthe lors de l'épisode de la résurrection de son frère Lazare, qui poursuit: Celui qui croit en moi, fût-il mort, vivra; et quiconque vit et croit en moi, ne mourra jamais (v. 26).

Ce sont des paroles pleines d'espérance. L'espérance et la lumière – après la fête de tous les saints – règnent sur cette messe. Jésus, nous le croyons, est mort et ressuscité; de même ceux qui se sont endormis en Jésus, Dieu les prendra avec lui (1 Thessaloniciens 4, 14). C'est en Adam – le salaire de son péché de désobéissance fut la mort. Cf Romains 6, 23 – que meurent tous les hommes, c'est dans le Christ que tous revivront (Introït).

Fais grandir notre foi en ton Fils qui est ressuscité des morts, pour que soit plus vive aussi notre espérance en la résurrection de tous nos frères défunts (Collecte).

Je sais que mon rédempteur* est vivant... Moi-même, je le verrai, et quand mes yeux le regarderont, il ne se détournera pas (Job 19; 25, 27 – Ière lecture). Pour nous, notre cité est dans les cieux (Ph 3, 20 - IIème lecture).

L'admirable Préface des défunts fait dire à l'Eglise: C'est dans le Christ notre Seigneur qu'a resplendi pour nous l'espérance de la résurrection bienheureuse; et, si la loi de la mort nous afflige, la promesse de l'immortalité nous apporte la consolation.

La bénédiction solennelle parle de l'espérance de la résurrection, d'être consolés dans notre peine. Que les vivants soient pardonnés de leurs fautes, que les défunts accèdent à son royaume. Dieu a fait l'homme pour qu'il vive. Nous croyons au Christ ressuscité des morts; puissions-nous vivre éternellement avec lui.

Dans la foi au Christ, fils de Dieu, mort et ressuscité, nous comprenons tout. Mais la maladie, la mort – conséquences du péché – restent un mystère, douloureux. Qu'ont vécu la sainte Vierge Marie, sa mère, les apôtres, les saintes femmes, dont Marie-Madeleine, les disciples. Pour y entrer, pour y rester, il faut être tout-petits et non sage – selon le monde – et savant (Matthieu 11, 25 – Evangile), c'est-à-dire humbles.

La maladie, la vieillesse, la mort sont à vivre et à accepter comme une purification et un détachement de tout ce qui est humain et terrestre, comme une progressive ou brutale entrée dans la Vie éternelle. Je ne meurs pas, j'entre dans la Vie ! s'exclamait "la petite Thérèse", sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, qui, dans "l'offrande d'elle-même à l'Amour miséricordieux du Bon Dieu" écrivait : Je vous remercie, ô mon Dieu ! de toutes les grâces que vous m'avez accordées, en particulier de m'avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C'est avec joie que je vous contemplerai au dernier jour portant le sceptre de la Croix; puisque vous avez daigné me donner en partage cette Croix si précieuse, j'espère au Ciel vous ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion... (9 juin 1895)

Nous pouvons terminer par la finale de l'Evangile de cette commémoration des défunts : Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos en y ajoutant la suite – qui n'a pas été retenue dans l'extrait - : Prenez sur vous mon joug ("ma Croix"), devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme. Car mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger (Matthieu 11, 28-30).

Mon âme a soif du Dieu vivant: quand le verrai-je face à face ?

(Refrain du psaume 62)

Abbé Christian LAFFARGUE.

*Rédempteur: a remplacé libérateur dans la nouvelle traduction liturgique.

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