Entrer dans ce Carême avec joie. (1er dimanche)

Publié le par abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 9 mars 2014

1er dimanche de Carême (Année A)

LES TEXTES DE LA MESSE

Entrer dans ce Carême avec joie.

Rends-moi la joie d'être sauvé avons-nous lu dans le psaume 50 (v. 14) le Mercredi des cendres. Chaque année, vous accordez aux chrétiens de se préparer aux fêtes pascales dans la joie d'un cœur purifié dit la première Préface du Carême. Joie d'entrer dans une purification du corps et de l'âme qui va nous unir davantage au Seigneur Jésus, source de toute joie. La joie surnaturelle est le fruit de la présence de Dieu. Tous ceux qui, après la souffrance, la nuit, l'incompréhension, ont vu le Christ ressuscité le jour de Pâques, ont été remplis de joie (apparition aux apôtres, Jean 20, 20). Nous sommes souvent tristes, comme les disciples cheminant vers Emmaüs (Luc 24, 17), parce que nous ne comprenons pas la souffrance, qui nous révolte, alors qu'elle est le moyen incontournable d'expier nos péchés (qu'il nous faut reconnaître et nous en confesser), de nous en humilier (Pitié, Seigneur, car nous avons péché: refrain du même psaume) et de retrouver la liberté des enfants de Dieu en nous libérant des l'esclavage (Romains 8, 20), des esclavages du corps (la sensualité) et de l'esprit (l'orgueil). Et des esclavages des temps modernes comme le portable et internet.

La première lecture de ce dimanche nous rappelle le premier péché, celui d'Eve et d'Adam, le péché originel*. Dieu avait permis à l'homme de manger (des fruits) de tous les arbres du jardin. Mais de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n'en mangeras pas, sinon tu mourras certainement (Genèse 2, 16). Lorsqu'il tenta Eve, le démon, bien-sûr, affirma le contraire: Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Vous serez comme des dieux connaissant le bien et le mal (Gn 3, 4-5). Le mal, que nous ne devons pas faire sous peine de mort (cf le péché mortel), semble bon à manger et séduisant à voir. Mais ce n'est pas "par gourmandise" qu'Eve désobéit, mais pour avoir la connaissance (v. 6). Péché d'orgueil. Pour être comme Dieu. En perdant la grâce, la vie divine, ils devinrent concupiscents: ils virent qu'ils étaient nus et se couvrirent (v. 7).

Et çà continue: manipulations génétiques, théorie du gender pour dénaturer la création divine, l'homme et la femme, leur spécificité admirable, leur complémentarité, leur aptitude à s'aimer pour transmettre le fruit de leur amour: les enfants. Transmettre la vie et non la mort. C'est la vie qui donne la joie.

Par Adam, le péché est entré dans le monde, et par le péché, la mort (Romains 5, 12 – IIème lecture). Mais Jésus, nouvel Adam, rendra l'homme à la vie qui recevra en abondance la grâce, don gratuit de Dieu (vv. 15-17).

A Jésus aussi, le même démon, Satan, Lucifer, l'ange révolté et déchu (cf Apoc. 12, 9- 2 P 2, 4), le tente par l'orgueil, le pouvoir. L'emmenant sur une très haute montagne, lui montrant tous les royaumes du monde avec leur gloire, il lui dit: Tout cela je te le donnerai si, tombant à mes pieds, tu te prosternes devant moi. Rien n'a changé sous le soleil !

Arrière, Satan ! car il est écrit: "C'est le Seigneur ton Dieu que tu adoreras, à lui seul tu rendras un culte."

(Matthieu 4, 8-10 – Evangile)

Entrons avec Foi et confiance dans ce Carême qui nous donnera la joie et faisons nôtre la prière de la Collecte de ce premier dimanche: Accorde-nous, Dieu tout-puissant, tout au long de ce Carême, de progresser dans la connaissance de Jésus-Christ et de nous ouvrir à sa lumière par une vie de plus en plus fidèle…

Abbé Christian LAFFARGUE.

* Le péché originel: Relire le Catéchisme de l'Eglise catholique (Nn. 396-412)

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