Celui-ci est mon Fils bien-aimé… (Mt 17, 5) 2ème du Carême

Publié le par Abbé Laffargue

Bulletin dominical du 16 mars 2014

2ème dimanche de Carême (A)

 

Celui-ci est mon Fils bien-aimé…

…en qui je me complais; écoutez-le (Matthieu 17,5 – Evangile). C'est la voix du Père lors de la scène de la Transfiguration, surgie de la nuée lumineuse (le Saint-Esprit), manifestation – comme lors du Baptême de Jésus – de la Sainte Trinité. Les autres évangélistes (Marc et Luc 9) relatent cette scène quasiment à l'identique.  Selon la tradition, elle a eu lieu au Mont Thabor, à 8 km environ au sud-ouest de Nazareth (c'est pour cela qu'on appelle le petit socle généralement orné d'émaux sur lequel on dépose l'ostensoir qui met en valeur la sainte hostie blanche du Christ ressuscité pour l'adoration publique: le thabor).

Six jours après l'annonce du Royaume et les conditions pour y parvenir (Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et qu'il me suive: Mt 16, 24; Mc 8, 34; Lc 9, 23), Jésus prend avec  Lui Pierre, Jacques et Jean pour qu'ils soient les témoins de Sa gloire et qu'ils prennent ainsi des forces pour participer à son agonie au jardin des oliviers, le Jeudi-saint, après la cène (Mt 26, 37; Mc 14, 33) (Cf. le commentaire de Saint Léon le Grand).

Le Seigneur nous a toujours donné des dons et des grâces pour nous préparer à des temps plus difficiles où nous serons unis à Sa croix (mort et résurrection).

Son visage resplendit comme le soleil et ses vêtements devinrent éblouissants comme la lumière. Comme l'ange de lumière qui avait roulé la pierre du tombeau et avait terrorisé les gardes à l'aube de Pâques (Mt 28,3).

C'est la manifestation de la divinité du Christ et l'annonce de la Résurrection.

Avec Lui apparaissent Moïse et Elie (Mt 17,3) représentant l'ancien Testament et, plus précisément, la Loi (Moïse) et les prophètes (Elie, qui rencontra Dieu dans la brise légère sur le Mont Horeb. Cf. 1 Rois 19,12).

Jésus va accomplir et donner un sens à l'Ancienne Alliance, Lui qui a été annoncé par les prophètes.

A la voix du Père, les apôtres, effrayés, tombèrent la face contre terre et furent saisis d'une grande peur. Mais, plein de compassion et de bonté, Jésus s'avança et, les touchant, leur dit: relevez-vous, n'ayez pas peur (propre à Saint Matthieu, vv. 6 et 7).

Dans les moments heureux et vraiment surnaturels, nous sommes comme Pierre, qui, naïvement, voulait dresser trois tentes pour retenir la vision de Jésus, Moïse et Elie (v. 4), nous aimerions retenir ces moments de bonheur spirituel et de consolation. Ils nous sont donnés pour que la Lumière de la gloire à venir nous réconforte pour suivre Jésus sur le chemin de la Croix de nos vies terrestres.

Avec la force de Dieu, prends ta part de souffrances pour l'annonce de l'Evangile

(2 Timothée 1, 8 – IIème lecture).

Tu nous a dit, Seigneur, d'écouter ton Fils bien-aimé ton Fils bien-aimé; fais nous trouver dans ta parole les vivres dont notre foi a besoin et nous aurons le regard assez pur pour discerner ta gloire? Par Jésus…

(Collecte)

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