"Voici, je viens..." (Ps 39/40, 8)

Publié le par abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 19 janvier 2014

2ème dimanche du Temps de l'Année liturgique (A)

LES TEXTES DE LA MESSE

Voici, je viens

(Ps 39/40, 8)

L'épître aux Hébreux ajoute et précise: pour faire, mon Dieu, ta volonté (He 10, 7). Nous sommes encore tout imprégnés du mystère de la Nativité où le Verbe s'est fait chair (Jn 1, 14). Et pourquoi doit-Il venir en ce monde ? Parce que Dieu ne pouvait plus agréer le sacrifices et les offrandes que la Loi prescrivait pour le péché, les péchés des hommes (He 10, 8).

Le Verbe s'est fait chair, il a demeuré parmi nous. Par lui, deviendront fils de Dieu tous ceux qui le reçoivent (verset de l'Alleluia). Qui veulent bien Le reconnaître comme leur Roi, comme le Fils de Dieu (cf l'Epiphanie)*.

Qui veulent bien reconnaître que l'enfant de la crèche, de la grotte de Béthléem, est le même que l'hostie de la Messe. Seigneur, accorde-nous la grâce de vraiment participer à cette eucharistie; car chaque fois qu'est célébrée ce sacrifice en mémorial, c'est l'œuvre de notre Rédemption (le rachat de nos péchés) qui s'accomplit (Prière sur les offrandes).

C'est Jean, le Baptiste, qui en témoigne et qui a désigné Jésus, au seuil de sa vie publique, en ces termes: Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde (Jn 1, 29 – Evangile).

Le même Saint Jean (Cf. Messe du vendredi après l'Epiphanie) explicite ce baptême qui purifiera l'âme "par les mérites de la Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ", c'est-à-dire par Son sacrifice: C'est Lui, Jésus-Christ, qui est venu par l'eau et par le sang, pas seulement l'eau, mais l'eau et le sang. Ils sont trois pour rendre témoignage: l'Esprit, l'eau et le sang (1 Jean 5).

J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui (Jn 1, 32). Il fait référence au baptême de Jésus que nous avons fêté dimanche dernier et que nous avons lu en Saint Matthieu (3, 16-17) avec la manifestation (l'épiphanie) de la Sainte Trinité: la voix du Père, le Fils, Jésus, et le Saint Esprit sous la forme d'une colombe.

Oui, j'ai vu, et je rends témoignage: c'est lui le Fils de Dieu (v. 34).

Aux premiers chrétiens, à nous-mêmes qui avons été baptisés dans l'eau et dans l'Esprit, Saint Paul rappelle: Vous êtes l'Eglise de Dieu, vous qui avez été sanctifiés dans le Christ Jésus (1 Cor 1, 2 – IIème lecture).

Nous devons en être heureux et fiers et ne pas nous laisser impressionner par les malheurs des temps. Le quatrième verset – sauté en partie on ne sait pourquoi dans la première lecture (Isaïe 49) – exprimait ce découragement: Moi, je disais: Je me suis fatigué pour rien, ma force s'est épuisée en vain, pour du vent… J'ai du prix aux yeux de Yahvé, et mon Dieu s'est fait ma force. Dans son Acte d'offrande à l'Amour miséricordieux, Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus écrivait: Je désire accomplir parfaitement votre volonté… Je désire être sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande, ô mon Dieu ! d'être vous-même ma sainteté (1895, deux ans avant sa mort) (cf aussi Pape François, La joie de l'Evangile, nn° 275-280).

C'est Lui – le Christ – qui vous fera tenir fermement jusqu'au bout… Car Dieu est fidèle écrit toujours Saint Paul aux Corinthiens (1 Cor 1, 8-9). A vous, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ (v. 3, finale de la IIème lecture) car Dieu est Amour (antienne de communion).

Abbé Christian LAFFARGUE.

*Avec, toujours, ce que les rois mages avaient figuré: "l'universalité du salut": Je vais faire de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu'aux extrémités de la terre (Isaïe 49,6 – Ière lecture).

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