3ème de l'Avent: Viens, Seigneur, et sauve-nous ! (Refr. du ps. 145/146)

Publié le par abbé C. Laffargue

Bulletin dominical du 15 décembre 2013

3ème dimanche de l’AVENT (Gaudete)

Année liturgique – A –

LES TEXTES DE LA MESSE

Viens, Seigneur, et sauve-nous !

(Refrain du psaume 145/146)

Au fur et à mesure que nous avançons vers la fête de la Nativité de notre sauveur, notre désir de Sa venue dans les âmes de ceux qui ne Le (re) connaissent pas et, en nous, davantage, doit grandir et s'affermir.

Venez nous délivrer Seigneur, Dieu Tout-puissant ! Excitez votre puissance et venez ! prie l'Eglise dans la collecte du IVème dimanche de l'Avent dans l'ancienne liturgie. Nous délivrer du Mal, comme nous le demandons si souvent dans le Notre Père, et… de nous-mêmes. Nos péchés font que nous sommes "nos premiers ennemis" disions-nous au début des Exercices de Saint Ignace, et qu'il ne faut pas toujours les chercher à l'extérieur.

Saint Jacques nous dit d'attendre la venue du Seigneur avec patience. Et il donne l'exemple du laboureur qui attend avec patience les précieux fruits de la terre, après les pluies d'automne et de printemps.

Vous aussi, soyez patients et affermissez vos cœurs. Il donne pour modèles d'endurance et de patience les prophètes qui ont annoncé la venue du Seigneur et, plus loin, celui de Job. L'apôtre met aussi en garde contre la tentation de se diviser (car on perd de vue le but de ses efforts): Frères, ne vous répandez point en plaintes les uns contre les autres, afin de n'être point jugés (à votre tour. Jacques 5, 7-11 dans la traduction de la Bible Crampon– IIème lecture).

Dieu se chargera de condamner les méchants et de récompenser, de reconnaître, les bons. Ne nous érigeons pas en juges impitoyables des personnes qui font le mal. Condamnons et résistons à leurs actes, souffrons-en les effets, offrons la douleur qu'ils nous causent à Celui qui en a été crucifié (en pardonnant à ses bourreaux).

Il y a certaines réactions indignées et violentes qui cachent l'absence d'une réelle souffrance du mal et de compassion. Courage, ne craignez pas ! Voici votre Dieu qui vient pour sa revanche, Il leur rendra ce qu'ils ont mérité; Lui-même vient nous sauver (Isaïe 35: le retour des déportés; v. 4 dans la Bible des Peuples – Ière lect.)

Contentons-nous de désirer être sauvés en suivant les commandements de Dieu et l'exemple du Christ.

Jean le Baptiste a du souffrir de la solitude et du doute dans sa prison, après avoir baptisé dans l'eau des foules et accueilli Jésus sur le bord du Jourdain comme l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde (Jn 1, 29) : Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ? (Matthieu 11, 3 – Evangile). Quelle souffrance dans cette plainte ! Nous aussi nous pouvons douter, souvent, dans nos vies, dans nos familles et dans nos pays ! Mais, si nous persévérons et si nous restons sur la bonne voie, le Christ vaincra, par la Croix.

La deuxième Préface de l'Avent – que nous prenons à partir du 17 décembre – fait mention du Précurseur avec honneur, elle résume tous les sentiments spirituels que nous devons demander. Nous la citons en conclusion:

Il est celui que tous les prophètes avaient chanté, celui que la Vierge attendait avec amour, celui dont Jean-Baptiste a proclamé la venue et révélé la présence au milieu des hommes.

C'est Lui qui nous donne la joie d'entrer déjà dans le mystère de Noël, pour qu'Il nous trouve, quand Il viendra, vigilants dans la prière et remplis d'allégresse."

Abbé Christian LAFFARGUE.

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